L'appui de Péladeau aux infirmières est «très irresponsable», dit Québec

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Pierre Karl Péladeau

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(Québec) Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau a enfilé jeudi matin le sarrau blanc de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), en appui à la cause des infirmières en négociation avec le gouvernement. Il a agi de façon «très irresponsable», a aussitôt accusé le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux.

Jeudi matin, M. Péladeau a rendu visite à quelques membres de la FIQ, dont la présidente Régine Laurent, qui manifestaient près du parlement. «Le PQ vous soutient dans vos revendications légitimes», a-t-il écrit sur Twitter. Il a publié des photos le montrant avec le sarrau blanc.

Lundi, 600 délégués de la FIQ ont rejeté les offres du gouvernement, qui propose d'abolir les primes de soins critiques. La FIQ calcule que cette mesure représenterait une baisse de salaires de 6% à 12%. Mercredi à l'Assemblée nationale, M. Péladeau a interpellé le premier ministre Philippe Couillard sur cet enjeu lors de la période des questions. Il a déploré le «recul dans les conditions de travail des infirmières» que propose le gouvernement. Philippe Couillard a dit regretter que M. Péladeau «veuille transformer le parquet de l'Assemblée nationale en table de négociation de convention collective». L'intention du gouvernement est de «valoriser le rôle des infirmières dans le système de santé et de services sociaux», a-t-il affirmé.

Pour Martin Coiteux, la sortie de M. Péladeau en appui à la FIQ, jeudi matin, est «très irresponsable».

«C'est malvenu. Ça a déjà été fait par le Parti québécois dans le passé de participer à des manifestations. Ce n'est pas le rôle qu'on doit jouer. Ce n'est pas responsable. Et franchement, c'est un peu déplorable», a-t-il ajouté à la suite d'une réunion du caucus libéral.

«Ça dénote un manque de sens des responsabilités de quelqu'un qui aspire à gouverner. Quand on gouverne, on gouverne dans l'intérêt de tous. Et on est en négociation avec les employés du secteur public, et on tient compte de l'intérêt de nos employés, représentés par leurs syndicats. Mais on tient compte de l'intérêt de l'ensemble des Québécois, y compris le cadre financier qui est très exigeant. Et ça, c'est très important.»

La FIQ réclame des augmentations salariales de 13,5% sur une période de trois ans. Le gouvernement offre 3% en cinq ans, dont un gel pour les deux premières années.

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