Commission parlementaire sur le code d'éthique: les partis s'accusent mutuellement d'obstruction

La commission parlementaire se penche sur la question... (PHOTO JACQUES BOISSINOT, LA PRESSE CANADIENNE)

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La commission parlementaire se penche sur la question des avoirs de Pierre Karl Péladeau. Le chef péquiste est à la fois aspirant premier ministre et actionnaire de contrôle de Québecor, le plus important empire médiatique du Québec.

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(Québec) La commission parlementaire qui se penche sur la question des avoirs de Pierre Karl Péladeau a ajourné ses travaux, probablement pour l'été, sans que ses membres aient pu s'entendre sur un seul témoin à entendre pour la suite de sa révision du code d'éthique des députés de l'Assemblée nationale.

Le Parti québécois a été accusé par ses adversaires de faire « obstruction » aux travaux de la Commission des institutions, au terme d'une séance de travail à huis clos hier.

Les députés péquistes se sont opposés à une proposition du Parti libéral pour que la commission entende des chercheurs du Centre d'étude sur les médias de l'Université Laval cet automne. La Coalition avenir Québec a suggéré de consulter les 15 experts entendus en 2009 lors de l'élaboration du code d'éthique, mais s'est aussi butée au refus du PQ.

Le député libéral Marc Tanguay a accusé ses collègues péquistes de chercher à court-circuiter les travaux de la commission. « J'ai la nette impression, malheureusement, qu'il y a du blocage pour éviter notamment qu'on parle de Pierre Karl Péladeau », a-t-il dénoncé en entrevue.

Le député affirme que le PQ ne peut se défiler face à une éventuelle refonte du code d'éthique car la présence à l'Assemblée nationale de M. Péladeau est une « préoccupation majeure » pour beaucoup de Québécois. Le chef péquiste est à la fois aspirant premier ministre et actionnaire de contrôle de Québecor, le plus important empire médiatique du Québec.

Le député caquiste Benoît Charrette a lui aussi dénoncé la stratégie péquiste.

Éléments consensuels

Le Parti québécois a accusé ses adversaires de paralyser les travaux de la commission. En cherchant à s'attaquer tout de suite au cas de M. Péladeau, ils retardent l'étude des modifications du code d'éthique qui font consensus, déplore la porte-parole du parti, Antonine Yaccarini.

« La CAQ et les libéraux veulent rencontrer des groupes concernant M. Péladeau, a-t-elle indiqué. Dans ce cas, ça va prendre plus de temps. Pourquoi attendre d'entendre tous les groupes pour travailler sur les autres recommandations, sur lesquelles il est facile de travailler ? »

Le comité se penche sur les 23 recommandations formulées en février par le commissaire à l'éthique, Jacques Saint-Laurent, pour moderniser le code d'éthique des élus de l'Assemblée nationale.

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