Chauveau et Jean-Talon: un doublé pour les libéraux

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Dans Chauveau, l'ex-journaliste de TVA Véronyque Tremblay l'a emporté pour le PLQ avec une majorité de plus de 1700 voix sur Jocelyne Cazin, la candidate de la CAQ.

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(Québec) En dépit de l'insatisfaction, des politiques d'austérité, des négociations ardues avec le secteur public et des chambardements dans le secteur de la santé, les libéraux de Philippe Couillard ont enlevé le siège de Chauveau à la Coalition avenir Québec. Le verdict de lundi laisse prévoir des jours difficiles pour le parti de François Legault.

Avec la victoire, plus prévisible, du libéral Sébatien Proulx dans Jean-Talon, le gouvernement Couillard termine la session parlementaire avec une partie parfaite dans ces deux élections complémentaires, des batailles étonnantes où les chefs des trois principaux partis ont dû sauter dans la mêlée pour venir en aide à leurs candidats.Dans Chauveau, l'ex-journaliste de TVA Véronyque Tremblay l'a emporté pour le PLQ avec une majorité de plus de 1700 voix sur Jocelyne Cazin, la candidate de la CAQ qui pouvait pourtant compter sur une avance de 10 000 voix de son prédécesseur Gérard Deltell. Elle a eu peine à contrer la campagne libérale qui relevait qu'elle habitait dans les Laurentides, alors que la candidate libérale vivait depuis longtemps dans Chauveau. Philippe Couillard était allé à six reprises aider sa candidate.

Impact mitigé de Péladeau

Le nouveau chef péquiste Pierre Karl Péladeau s'était, lui, rendu à sept reprises dans cette circonscription, accompagné parfois de sa conjointe Julie Snyder. Mais son impact est demeuré mitigé. Le candidat péquiste Sébastien Couture est resté troisième, loin derrière la libérale et la caquiste. Se disant satisfait des résultats, Pierre Karl Péladeau a souligné que son parti avait augmenté ses appuis en proportion dans les deux circonscriptions. Il faut, selon lui, s'interroger sur la décision de Philippe Couillard de déclencher ces deux élections complémentaires au moment où le PQ était encore en course pour la direction du parti. Mais les résultats du parti restent modestes. En dépit de l'arrivée d'un nouveau chef, le PQ passe de 12% en 2014 à 15% des suffrages dans Chauveau. Dans Jean-Talon, l'effet Pierre Karl Péladeau s'est davantage fait sentir: on passe de 22 à 30% des suffrages.

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Sébastien Proulx

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L'issue était plus prévisible dans cette circonscription: laissée vacante par le départ d'Yves Bolduc, celle-ci a toujours voté libéral depuis sa création en 1966. Seule la candidate péquiste Diane Lavallée avait failli l'emporter en 1994, à moins de 30 voix de son adversaire libérale Margaret Delisle.

Pour les libéraux, Yves Bolduc avait récolté 44% des suffrages en 2014, avec une majorité de 7600 sur le PQ. Ancien député adéquiste passé conseiller au cabinet de Philippe Couillard, Sébastien Proulx a obtenu 40% des voix lundi, soit 10% de plus que le candidat péquiste, une majorité de 1700 voix.

Dévastateur pour la CAQ

Mais le verdict de Chauveau est avant tout dévastateur pour François Legault et la Coalition avenir Québec, qui détenait la circonscription de Chauveau depuis 2007. Mme Cazin, ex-journaliste de TVA, avait été choisie par M. Legault comme candidate, et ce dernier avait multiplié les présences au cours des six semaines de campagne. Gérard Deltell avait à deux reprises obtenu plus de 52% des suffrages; la candidate caquiste a obtenu 33% .

«Une élection partielle ne fera pas l'élection générale dans trois ans. Je veux que tous les militants de la CAQ se rappellent ce soir que notre cause est bonne, qu'elle vaut la peine d'être portée. J'ai confiance dans le jugement des Québécois, nous allons continuer le travail» a soutenu M. Legault. La défaite était amère pour Jocelyne Cazin, pour qui la pluie qui sévissait à Québec aura découragé des électeurs.

François Legault a du fil à retordre pour se démarquer, inscrire son parti comme le champion du développement économique, depuis l'arrivée d'un homme d'affaires à la tête du PQ. Les plus récents sondages montrent que la CAQ a cédé du terrain au PQ depuis l'arrivée du nouveau chef. La CAQ était parvenue à sauver les meubles dans Lévis, l'an dernier, à la suite du départ de Christian Dubé pour la Caisse de dépôt et placement, avec un candidat connu, le journaliste François Paradis. La même recette, avec Jocelyne Cazin, n'a pas fonctionné lundi.

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