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TransCanada: le Québec et l'Ontario veulent des clarifications de l'ONÉ

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Ce n'est pas la première fois que le Québec et l'Ontario font front commun sur l'oléoduc Énergie Est.

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(Québec) Le Québec et l'Ontario demandent conjointement à l'Office national de l'énergie de préciser de quelle manière celui-ci mènera son examen du projet Énergie Est, alors que TransCanada compte le modifier de manière importante au cours des prochains mois.

Au début d'avril, la société albertaine a renoncé à bâtir un port pétrolier à Cacouna parce qu'il menaçait la survie des bélugas du Saint-Laurent. Elle cherche depuis un nouveau site pour bâtir cette infrastructure le long du Saint-Laurent.

TransCanada a récemment indiqué à l'ONÉ que la portion de l'oléoduc comprise entre Lévis et la frontière du Nouveau-Brunswick est appelée à changer à la lumière de l'abandon du site de Cacouna. Le tracé définitif sera déposé au dernier trimestre 2015.

Or, le processus d'évaluation de l'ONÉ poursuit son cours. Une situation qui préoccupe le ministre des Ressources naturelles, Pierre Arcand, ainsi que le ministre ontarien de l'Énergie, Bob Chiarelli.

Lettre conjointe

Dans une lettre expédiée au président de l'ONÉ, Peter Watson, les deux ministres exigent que l'organisme fédéral précise comment il compte évaluer le projet alors que sa forme finale est toujours inconnue.

«Nous demandons officiellement, au nom de nos administrations respectives, que l'Office clarifie sans tarder comment il a l'intention de traiter les demandes à la lumière du délai et des modifications à venir de TransCanada», peut-on lire dans la lettre.

Les ministres soutiennent que les résidants des deux provinces ont un «intérêt substantiel» dans le projet de TransCanada et qu'ils «méritent des renseignements exacts».

«Les commentaires et préoccupations que nous continuons de recevoir de nombreuses municipalités locales, de communautés des Premières Nations et des Métis ainsi que de groupes de parties concernées au sujet de plusieurs aspects des demandes renforcent constamment ce point», écrivent-ils.

Les ministres réitèrent qu'ils «reconnaissent l'autorité de l'Office de déterminer ses processus et les prochaines étapes de l'examen». Ils précisent que leurs deux gouvernements participeront aux procédures.

Report demandé

En avril, M. Arcand a écrit à l'ONÉ pour demander le report des audiences sur l'oléoduc Énergie Est. Il faisait valoir que le projet que TransCanada a déposé à l'organisme fédéral l'an dernier ne correspondait plus à la réalité. Il craignait donc que le processus d'approbation fédéral ne se poursuive alors que la forme finale du projet restait inconnue.

L'ONÉ a accusé réception de la demande, mais ne s'est pas clairement engagé à reporter le processus, a-t-on indiqué hier au bureau du ministre. Cela explique en partie la démarche de MM. Arcand et Chiarelli.

Ce n'est pas la première fois que le Québec et l'Ontario font front commun sur l'oléoduc Énergie Est. L'automne dernier, le gouvernement de Kathleen Wynne avait fait siennes les sept conditions énoncées par le gouvernement Couillard pour avaliser le projet. Il doit notamment générer des retombées économiques et être soumis à une évaluation environnementale au Québec.

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