Le PQ accuse le gouvernement de ne pas agir au sujet d'Adil Charkaoui

Adil Charkaoui, le président du Centre islamique de... (Photo Paul Chiasson, Archives La Presse canadienne)

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Adil Charkaoui, le président du Centre islamique de l'Est de Montréal fréquenté par des jeunes soupçonnés de vouloir se joindre à des groupes djihadistes.

Photo Paul Chiasson, Archives La Presse canadienne

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Stéphanie Marin
La Presse Canadienne
Montréal

Le Parti québécois (PQ) accuse le gouvernement Couillard d'inaction envers Adil Charkaoui, le président du Centre islamique de l'Est de Montréal fréquenté par des jeunes soupçonnés de vouloir se joindre à des groupes djihadistes. En retour, M. Charkaoui a lancé que le PQ agit comme un «agent de radicalisation» depuis 2013.

Il réagissait ainsi sur sa page Facebook aux propos tenus jeudi à l'Assemblée nationale par la députée péquiste Agnès Maltais.

Celle-ci a assimilé M. Charkaoui à «un marchand de haine», demandant au gouvernement québécois d'en faire plus pour faire échec au recrutement des jeunes au Centre communautaire islamique de l'Est de Montréal (CCIEM).

Mme Maltais est intervenue à ce sujet à l'Assemblée nationale peu après l'arrestation de 10 jeunes Montréalais à l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau, annoncée par la GRC mardi soir. Quatre d'entre eux fréquentaient le collège de Maisonneuve, là où une école liée à Adil Charkaoui louait des locaux. Un de ces jeunes était d'ailleurs inscrit à des cours offerts par le CCIEM. D'autres étudiants inscrits au collège de Maisonneuve avaient aussi quitté pour l'étranger plus tôt ce printemps et la police craignait alors qu'ils ne tentent de rejoindre la Syrie.

Mme Maltais a souligné dans ses questions au gouvernement qu'à chaque fois que de jeunes Québécois quittaient le pays, il y avait un point en commun, soit un individu: Adil Charkaoui, qui est lié au CCIEM.

La ministre de la Sécurité publique Lise Thériault a rétorqué que la GRC enquête déjà sur ces dernières arrestations et qu'elle n'allait pas se transformer en «justicière», pas plus que l'Assemblée nationale n'allait jouer au tribunal.

Le PQ en a profité pour rappeler sa proposition de nommer un observateur de l'intégrisme, une personne liée à l'Assemblée nationale qui aurait comme mission de suivre en amont le phénomène de l'endoctrinement des jeunes.

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