Parlement: Khadir craint les effets d'un resserrement de la sécurité

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Une Femen a perturbé le point de presse de la ministre Hélène David, jeudi.

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(QUÉBEC) Il faut éviter de transformer l'Assemblée nationale en forteresse, prévient le député solidaire Amir Khadir alors que les autorités envisagent de resserrer la sécurité après l'irruption d'une militante Femen, jeudi, à une conférence de presse de la ministre de la Culture, Hélène David.

Le député de Mercier craint que les responsables de la sécurité se servent de cet événement comme prétexte pour restreindre encore davantage l'accès à la maison du peuple, coupant ainsi les élus de la population.

«Si on ne pense qu'à notre sécurité, ça va finir par créer une forteresse, prévient M. Khadir. La maison commune va plutôt devenir une espèce de bunker dans lequel les politiciens isolés du peuple réfléchissent en vase clos.

«Ce n'est pas la définition de la démocratie, poursuit-il. La démocratie doit reposer sur un contact permanent et constant, sur une accessibilité permanente et constante aux décideurs du plus grand nombre.»

Selon lui, les députés et les ministres qui sont élus doivent assumer une part de risque puisque c'est leur travail de côtoyer la population.

«Dans le fait d'accepter d'être un député, d'être ministre, il y a l'admission qu'on accepte de se frotter au bon peuple, de l'écouter et d'être en leur présence, a-t-il dit. Je trouve qu'il y a une dérive qui est exagérée.»

Selon lui, c'est l'absence d'écoute du gouvernement Couillard qui est à l'origine de la manifestation de jeudi. Plusieurs groupes craignent que le projet de loi 20 ne mène à une restriction de l'accès à l'avortement, ce que le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a toujours démenti. Il a refusé de modifier son projet de loi, note M. Khadir.

«Quand les gens écoutent tout ça, ils s'aperçoivent que le gouvernement est complètement fermé. Que voulez-vous qu'il leur reste d'autre que de venir s'exprimer comme la Femen l'a fait? Et il n'y a rien de mal à cela, ultimement.»

Nouvelles mesures

L'administration de l'Assemblée nationale a annoncé jeudi qu'elle va réviser l'accès des journalistes à l'enceinte parlementaire à la suite de l'incursion de Neda Topaloski.

Cette manifestante a réussi à pénétrer l'enceinte du Parlement en se faisant passer pour une journaliste. Elle a obtenu une accréditation temporaire qui lui a permis, comme tous les représentants des médias, de circuler librement dans les corridors de l'Assemblée nationale.

Hier, la Tribune de la presse, qui est responsable de l'accréditation des médias, a déploré ce «cas d'abus qui ne doit pas se répéter».

L'organisme a resserré temporairement les critères d'attribution des laissez-passer temporaires pour les journalistes. Les représentants des médias qui couvrent des événements sans avoir une accréditation permanente devront passer par un détecteur de métal.

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