Les règles pour l'accès à l'Assemblée nationale resserrées

Il sera dorénavant plus ardu pour les journalistes d'obtenir un laissez-passer... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Martin Ouellet
La Presse Canadienne

Il sera dorénavant plus ardu pour les journalistes d'obtenir un laissez-passer temporaire afin de suivre les travaux de l'Assemblée nationale.

À la suite de l'irruption la veille d'une militante Femen en pleine salle de conférence, des responsables de la Tribune de la presse et de l'Assemblée nationale ont convenu lors d'une rencontre vendredi de resserrer les critères exigés pour accréditer temporairement des représentants des médias.

Une procédure exceptionnelle transitoire - une nouvelle réunion est prévue lundi - a été mise en place afin de mieux filtrer les demandes d'organisations médiatiques qui ne sont pas détentrices d'une accréditation permanente autorisée par la Tribune de la presse, l'organisme regroupant les correspondants parlementaires.

Jeudi, une militante du nom de Neda Topaloski a perturbé une conférence de presse de la ministre de la Culture, Hélène David, en exhibant ses seins bariolés de slogans et en hurlant des formules chocs pour le droit à l'avortement. Elle était parvenue à obtenir une accréditation de presse temporaire et à se glisser parmi les reporters affectés à la couverture des débats.

«Les membres de la Tribune de la presse ont été choqués, jeudi, de voir qu'un groupe de pression a pu usurper le titre de journaliste pour bénéficier de l'accès privilégié réservé aux représentants des médias de l'Assemblée nationale», a déclaré le président de la Tribune, Alexandre Robillard, dans un communiqué diffusé vendredi.

«Cet incident a démontré l'urgence de revoir les procédures d'émission de laissez-passer temporaires afin d'éviter toute répétition d'un cas semblable», a-t-il ajouté.

En vertu de la procédure exceptionnelle adoptée vendredi, les demandes d'accréditation temporaire soumises au Service aux courriéristes devront obligatoirement être validées par un membre du conseil d'administration de la Tribune de la presse.

Jusqu'ici, la procédure laissait aux employés du Service aux courriéristes de l'Assemblée nationale le soin d'émettre ou non un laissez-passer au nom de la Tribune, une formule similaire à celle en vigueur à Ottawa.

Aussi, les détenteurs d'un laissez-passer temporaire seront désormais soumis au détecteur de métal avant d'accéder à l'Assemblée nationale.

Une autre rencontre aura lieu lundi entre les représentants de la Tribune et ceux de l'Assemblée nationale pour discuter de nouvelles règles permanentes entourant l'émission des laissez-passer temporaires, des règles qui seront par la suite mises à l'essai.

Neda Topaloski - qui n'en était pas jeudi à son premier coup d'éclat pour le compte du mouvement Femen - avait obtenu un laissez-passer temporaire en prétendant être une journaliste au service d'un média appelé «Next».

Sous le choc après l'incident, la direction de l'Assemblée nationale avait indiqué jeudi par communiqué qu'elle entendait discuter avec les responsables de la Tribune de la presse parlementaire afin de «concilier le droit du public à l'information et la sécurité des députés».

L'Assemblée nationale a entrepris ces derniers mois de resserrer ses règles de sécurité à la suite de l'attaque terroriste survenue au parlement fédéral à automne 2014.

En outre, l'accès aux immeubles et la circulation sur la colline Parlementaire font l'objet de contrôles accrus et de restrictions supplémentaires.

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