Ligne d'Hydro-Québec: Martine Ouellet souhaitait le moins d'impacts possible

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Martine Ouellet

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Alexandre Robillard
La Presse Canadienne
Québec

La candidate à la direction du Parti québécois Martine Ouellet a déclaré mardi qu'elle avait exigé, lorsqu'elle était ministre des Ressources naturelles, qu'Hydro-Québec choisisse le tracé qui avait le moins d'impact pour une nouvelle ligne de transport de 735kV.

Mme Ouellet a affirmé qu'elle était demeurée neutre face à ce projet, que les libéraux ont autorisé la semaine dernière malgré un rapport du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) qui suggère à la société d'État d'utiliser les emprises existantes.

En dévoilant mardi ses propositions en matière d'agriculture, la députée a affirmé qu'avant d'aller plus loin, les libéraux devraient étudier les recommandations du BAPE pour éviter les impacts financiers et environnementaux négatifs.

En rencontrant les journalistes, Mme Ouellet a affirmé qu'Hydro-Québec, dont le conseil d'administration était alors dirigé par son adversaire dans la course Pierre Karl Péladeau, avait démontré la nécessité du projet qui doit relier Montréal au Lac-Saint-Jean.

La candidate a cependant expliqué qu'elle n'avait pas à s'immiscer davantage dans les discussions qui ont précédé la décision de la société d'État d'aller de l'avant avec le projet de 1,4 milliard $ en février 2014, alors que le PQ était au gouvernement.

Mme Ouellet a cependant précisé qu'elle avait donné de grandes orientations à Hydro-Québec pour ce projet, dont le tracé approuvé par les libéraux suscite notamment l'opposition de l'Union des producteurs agricoles.

«Je ne me suis pas prononcée, ni dans un sens ni dans l'autre, a-t-elle dit. Il y a eu des discussions, parce qu'il y avait des représentations de municipalités et de différents groupes. Donc c'est sûr que j'ai demandé à Hydro-Québec de valider et de s'assurer que le tracé était celui qui avait le moins d'impact. Mais après ça, pour valider le détail, ça prend des experts, on ne peut pas faire ça une personne toute seule, la ministre par exemple, et c'est le rôle du BAPE.»

M. Péladeau, qui a été président du conseil d'Hydro-Québec pendant un peu moins d'un an, jusqu'en mars 2014, a affirmé qu'il n'avait rien à voir avec le projet de ligne de transport, qui était entre les mains du président et chef de la direction, Thierry Vandal.

«La direction prend ses décisions, avec le gouvernement d'ailleurs, a-t-il dit. Le président du conseil préside le conseil d'administration. Ce n'est pas lui qui prend les décisions opérationnelles.»

M. Péladeau s'est rangé derrière la position de l'aile parlementaire péquiste qui, par la voix du député Bernard Drainville, a demandé au gouvernement d'opter pour une autre solution, «qui ne massacre pas les paysages».

Mardi, en présentant ses propositions en matière d'agriculture, Mme Ouellet a réclamé plus de souplesse afin que les supermarchés puissent acheter davantage de produits agricoles locaux. Mme Ouellet souhaite également que les succursales de la Société des alcools aient plus de marge de manoeuvre pour s'approvisionner en produits locaux de vin et alcools divers.

Pour favoriser la relève agricole, la candidate veut améliorer l'accès au crédit grâce à la Financière agricole. Mme Ouellet veut également augmenter la production agricole biologique.

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