Sondage CROP-La Presse: un résultat «curieux» selon Péladeau

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Pierre Karl Peladeau

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(Québec) Pierre Karl Péladeau trouve «curieux» les résultats d'un sondage CROP-La Presse qui révèle une baisse du Parti québécois dans les intentions de vote en même temps qu'une hausse des appuis à la souveraineté.

Selon l'enquête, un PQ dirigé par le député de Saint-Jérôme aurait recueilli 30% des suffrages si une élection avait eu lieu dans la dernière semaine, contre 33% pour le Parti libéral et 22% pour la Coalition avenir Québec. Il s'agit d'un recul marqué pour M. Péladeau, à qui CROP présidait une victoire en février dernier.

Le coup de sonde de CROP ne recelait pas que des mauvaises nouvelles pour le PQ. L'appui à la souveraineté a bondi de six points par rapport au mois dernier pour s'établir à 41%.

C'est pourquoi les résultats sont «curieux» aux yeux de M. Péladeau.

«Ce que je retiens du sondage, c'est assez intéressant, c'est que la souveraineté est en hausse mais il y a des incongruités puisque le PQ est en baisse, a-t-il noté jeudi matin. Ce n'est pas facile à comprendre!»

Il ne s'est pas inquiété outre mesure de sa propre performance dans le sondage, car le PQ se trouve dans une course à la direction et non dans une élection générale.

Son rival dans la course, Alexandre Cloutier, ne parviendrait pas à déloger Philippe Couillard, selon le sondage CROP. Mais s'il en devenait le chef, le PQ recueillerait 28% des intentions de vote, seulement deux points de moins que M. Péladeau.

M. Cloutier s'est dit encouragé par les résultats du coup de sonde, qui confirment selon lui que sa campagne a le vent dans les voiles.

«On a un pointage depuis de nombreuses semaines qui montre clairement une progression à la hausse, a dit le député de Lac-Saint-Jean. On le sait depuis longtemps. Ça se poursuit.»

Martine Ouellet a pour sa part minimisé l'importance du sondage.

«Les sondages, c'est déjà le passé, a-t-elle observé. Il reste trois ans et demi avant les élections. On ne peut pas se baser sur un sondage pour savoir ce qui va arriver dans trois ans et demi.»

Les adversaires politiques du PQ ont pris bonne note des résultats du sondage.

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, estime que les Québécois déchantent du Parti québécois, notamment en raison du désistement de Bernard Drainville. Il y voit une manoeuvre « cynique ».

«Je suis déçu pour les gens qui suivent la politique, a dit M. Barrette. C'est très cynique. Dans la catégorie cynisme, c'est un oscar. Alors c'est ce que je vois et je comprends les sondages de ce matin dans le journal.»

Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a rappelé que les sondages lui accordaient 50% des intentions de vote lorsqu'il a créé sa formation politique, bien qu'il n'ait jamais pu prendre le pouvoir. Selon lui, la «lune de miel» de M. Péladeau avec les Québécois prend fin avant même qu'il n'ait pris la tête du PQ.

«Peu importe que ce soit M. Péladeau ou qui que ce soit, l'article un du PQ va toujours rattraper le prochain chef du PQ, a dit M. Legault. Il peut être attrayant a priori jusqu'à ce qu'on se rende compte que la priorité du chef du PQ, c'est de faire un référendum sur la souveraineté et ça, les Québécois n'en veulent pas.»

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