Martine Ouellet propose de reconnaître le droit de grève étudiant et de l'encadrer

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Martine Ouellet

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne

À son tour, la candidate à la direction du Parti québécois, Martine Ouellet, propose de reconnaître le droit de grève des étudiants, mais de le baliser par la tenue d'un vote secret et de l'envoi d'un préavis suffisant avant la tenue de ce vote.

Au cours d'une rencontre avec la presse, mardi à Québec, Mme Ouellet a dit estimer que la tenue d'un tel vote secret et d'un préavis suffisant étaient «nécessaires» dans le contexte où l'on reconnaîtrait formellement ce droit de grève des étudiants. «Ça va permettre d'équilibrer ce qui se passe», a-t-elle jugé.

La députée de Vachon n'a pas voulu s'avancer davantage quant à savoir s'il devrait y avoir un vote électronique ou la tenue d'assemblées formelles des étudiants, estimant qu'il appartenait aux associations étudiantes de gérer leur démocratie interne au-delà de ces conditions.

Mme Ouellet a rappelé que la reconnaissance du droit de grève des étudiants, avec des balises, avait été recommandée par le rapport Ménard qui portait sur la crise étudiante du printemps 2012. De toute façon, cette reconnaissance du droit de grève des étudiants était «implicite depuis 1957», a-t-elle noté.

La députée péquiste a par ailleurs critiqué le ministre de l'Éducation François Blais, lui reprochant de jeter de l'huile sur le feu en encourageant les directions d'université à recourir à des injonctions pour permettre la tenue des cours malgré le boycottage de groupes d'étudiants.

Mme Ouellet a par ailleurs repoussé les reproches voulant que le Parti québécois n'ait rien fait, lorsqu'il était au pouvoir, dans le sens de reconnaître ce droit de grève des étudiants et de le baliser. Elle a rappelé que le Parti québécois formait un gouvernement minoritaire et qu'il n'a pas exercé le pouvoir bien longtemps.

«Sous le règne du Parti québécois, on avait rétabli le calme entre le gouvernement et les étudiants et entre les universités et les étudiants. Et vous avez vu? Les libéraux ont été réélus et ça a pris moins d'un an pour que le chaos se réinstalle et que les manifestations recommencent. Donc, c'est vraiment l'attitude de confrontation du gouvernement libéral qui est responsable de la situation qui dégénère», a opiné Mme Ouellet.

Elle s'est gardée de critiquer le recteur de l'Université du Québec à Montréal Robert Proulx, qui a demandé l'intervention du Service de police de la ville de Montréal pour faire respecter la première injonction obtenue. Le recteur de l'UQAM, dit-elle, «est pris entre l'arbre et l'écorce», soit entre le gouvernement qui lui adresse des directives de tenir la ligne dure et les étudiants qui veulent exercer leur droit de grève.

Du même souffle cependant, Mme Ouellet a dit juger inacceptable la présence de gens cagoulés à l'intérieur des universités et des cégeps. «Ça n'a pas sa place d'avoir des personnes masquées à l'intérieur d'une institution scolaire.»

Il y a quelques jours, le ministre de l'Éducation François Blais a déjà rejeté cette option de reconnaître le droit de grève des étudiants et de le baliser.

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