Port pétrolier: Québec aurait dû aider TransCanada, dénonce Legault

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Francois Legault

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(Québec) Le gouvernement Couillard aurait dû aider TransCanada à trouver un site alternatif à Cacouna pour la construction d'un port pétrolier, a dénoncé François Legault, mercredi, après que La Presse eut révélé que la société albertaine a renoncé à bâtir un port au Québec.

TransCanada a étudié la possibilité de déplacer le port de Cacouna à Lévis, Bécancour ou Baie-des-Sables, près de Matane, mais a finalement renoncé à ces scénarios. Dans leurs derniers échanges avec Québec, les émissaires de la société ont clairement laissé entendre qu'ils n'envisagent pas d'autre site québécois pour cette infrastructure.

TransCanada n'a pas confirmé ces informations.

Pour le chef caquiste, François Legault, l'abandon du port pétrolier est une « mauvaise décision économique pour le Québec ». Selon lui, la province se verra privée d'importantes retombées économiques si le projet Énergie Est va de l'avant sans cette infrastructure.

Il lance la pierre au gouvernement libéral, à qui il reproche de ne pas avoir facilité la tâche à TransCanada dans sa recherche d'un site alternatif.

« Je ne comprends pas que M. Couillard se croise les bras et ne soit pas en train de négocier avec Énergie Est depuis qu'on a mis de côté Cacouna, a déploré M. Legault. Pourquoi il n'a pas négocié ? Pourquoi il n'a pas essayé ? On dit que les gens de Bécancour seraient peut-être ouverts. Pourquoi est-ce que M. Couillard continue d'être passif quand il s'agit de sujets économiques ? »

Le Parti québécois, qui s'oppose à l'oléoduc Énergie Est, s'est pour sa part réjoui de la décision de TransCanada d'abandonner le port. Les députés Bernard Drainville et Sylvain Gaudreault ont pressé l'entreprise de déposer au plus vite la version finale d'Énergie Est, afin que Québec puisse l'évaluer correctement.

Les députés notent que l'Office national de l'énergie doit entamer ses audiences à l'automne, et que Québec doit soumettre le projet au Bureau des audiences publiques sur l'environnement (BAPE) avant d'établir sa position.

« Les audiences de l'ONÉ doivent se tenir à l'automne alors ça presse, a dit M. Drainville. Ça presse qu'on ait le tracé, ça presse qu'on ait le nouveau projet pour déclencher le BAPE et s'assurer que, si l'ONÉ ne reporte pas ses audiences, qu'on ait un projet définitif sur lequel travailler. »

Le ministre des Ressources naturelles, Pierre Arcand, a écrit à l'ONÉ, mardi, pour demander le report de son évaluation du projet Énergie Est. Le ministre a noté que Québec ne connaît toujours pas la forme finale du projet sur lequel il doit se prononcer lors de ces audiences.

« Avant que le gouvernement du Québec prenne une position sur cette question, il faudrait au moins avoir le temps de l'analyser, avoir les détails du projet », a souligné M. Arcand.

Le gouvernement Couillard a fixé sept conditions à son appui à Énergie Est. Le projet doit notamment générer des retombées économiques et fiscales «pour tout le Québec».

M. Arcand n'a pas été en mesure de dire si l'abandon de la construction d'un port au Québec disqualifierait le projet aux yeux de son gouvernement.

« Ça dépend, je vais voir le projet avant de me prononcer sur cette question, a-t-il dit. Il va falloir voir le projet définitif. »

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