Avec nuance, Couillard salue le rapport Godbout

M. Couillard a affirmé que la fiscalité était... (Photo archives La Presse Canadienne)

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M. Couillard a affirmé que la fiscalité était à la fois «lourde et mal ciblée» en raison des taxes et du taux élevé d'imposition, ce qui envoyait des «mauvais signaux».

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne
BURLINGTON

Le premier ministre Philippe Couillard a sans surprise réservé un accueil favorable au rapport de la Commission d'examen sur la fiscalité québécoise, lundi, prévenant toutefois qu'il ne sera pas nécessairement appliqué dans son intégralité.

À Burlington, en marge d'une rencontre avec le gouverneur de l'État du Vermont, Peter Shumlin, M. Couillard a tenu à rappeler qu'il s'agissait de la vision des auteurs du rapport afin d'arriver à réduire le fardeau fiscal des contribuables, encourager le travail ainsi que l'investissement et l'emploi.

«C'est la première fois depuis les années 1960 que l'on fait une revue (aussi) large de notre fiscalité, a-t-il observé. M. (Luc) Godbout, dans son rapport, fait état d'une hausse du produit intérieur brut et (d'une hausse) du revenu disponible. (...). C'est significatif comme impact.»

Questionné sur l'ouvrage rendu public la semaine dernière, à une semaine du budget, le premier ministre a affirmé que les conclusions devaient faire l'objet d'un «débat de société», réitérant au passage qu'il y aurait une réforme de la fiscalité «importante» au cours du mandat de son gouvernement.

«Il y aura une réforme fiscale importante au cours du mandat, mais nous voulons bien faire la discussion, a affirmé M. Couillard. Nous ne manquerons pas l'occasion de faire cette réforme. On va prendre notre temps.»

Le premier ministre a a ajouté que la fiscalité était à la fois «lourde et mal ciblée» en raison des taxes et du taux élevé d'imposition, ce qui envoyait de «mauvais signaux», en plus d'être l'une des raisons expliquant pourquoi l'économie du Québec était plus faible par rapport à d'autres provinces canadiennes.

Dans son ouvrage, la commission dirigée par le fiscaliste Luc Godbout propose une baisse de 4,4 milliards $ de l'impôt sur le revenu des particuliers en contrepartie d'une hausse des tarifs et des taxes.

Elle suggère entre autres de faire passer à 11 pour cent le taux de la TVQ - qui frôle les 10 pour cent à l'heure actuelle - ainsi que le taux de la taxe sur les primes d'assurance. Le rapport recommande aussi une augmentation du prix de l'électricité patrimoniale de même que la création d'une nouvelle taxe à la surconsommation d'électricité pour le secteur domestique.

Le premier ministre n'a pas voulu s'attarder à certaines recommandations du rapport, affirmant qu'il ne voulait pas le «disséquer», ce qui pourrait freiner les discussions.

«Je veux que les gens s'expriment, mais je veux aussi que M. Godbout ait la chance de présenter ses opinions», a dit M. Couillard.

Le premier ministre a affirmé que son gouvernement allait annoncer «très bientôt» de quelle façon se déroulera la discussion avec la population à l'endroit du rapport de la Commission d'examen sur la fiscalité québécoise.

La semaine dernière, le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, avait également plaidé pour que le rapport Godbout fasse l'objet d'un débat de société, mais il avait toutefois refusé de confirmer que Québec n'agira pas de façon précipitée vis-à-vis certaines recommandations.

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