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Les fusions d'organismes gouvernementaux inquiètent la CSQ

Selon les informations obtenues par La Presse, le président... (PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, ARCHIVES LA PRESSE)

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Selon les informations obtenues par La Presse, le président du Conseil du trésor Martin Coiteux devrait déposer un projet de loi pour notamment fusionner la Commission des normes du travail à la Commission de la santé et de la sécurité du travail ainsi qu'à celle de l'équité salariale.

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne

La présidente de la Centrale des syndicats du Québec, Louise Chabot, craint que les nouvelles fusions d'organismes gouvernementaux et compressions évoquées par les plus récentes rumeurs aient pour but de réduire encore les services.

Le quotidien La Presse fait état dans son édition de lundi du regroupement de la Régie des rentes du Québec avec la Commission administrative des régimes de retraite et d'assurances (CARRA), de même que d'un autre regroupement entre la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST), la Commission des normes du travail et la Commission de l'équité salariale. Il évoque également des compressions de 200 millions $ au Centre des services partagés du Québec.

Interrogée à ce sujet lundi, après qu'elle eut participé à une conférence de presse sur la réforme de l'aide sociale, Mme Chabot s'est montrée perplexe devant ces plus récentes rumeurs de regroupements et compressions.

«Ce matin, j'apprenais cette rumeur-là. Je pense que ça s'inscrit dans la foulée (des actions) du gouvernement. Il semble vouloir revoir les structures de plusieurs organismes. On l'a vu à grande échelle dans le réseau de la santé et des services sociaux», a-t-elle souligné, ajoutant que la fusion de la CSST, de la Commission des normes et de la Commission de l'équité salariale est «moins une rumeur».

Elle se dit néanmoins préoccupée par le but ainsi recherché. «Est-ce que les missions vont être préservées? Ce sont des lois qui sont différentes. Est-ce que la gouvernance des organismes sera aussi prise en compte? Parce qu'on parle d'une gouvernance paritaire. Il y a plusieurs questions. Est-ce que c'est pour améliorer les services ou c'est pour diminuer les services, qui sont encore bien difficiles», a-t-elle d'abord lancé.

Puis elle a répondu à sa propre interrogation: «on est plutôt inquiets que ça puisse avoir un effet de réduire les services».

Le quotidien faisait aussi état de compressions de 200 millions $ au Centre de services partagés, qui dessert les ministères et qui avait justement pour but d'obtenir des économies d'échelle en regroupant certains services.

Là encore, la dirigeante syndicale s'inquiète. Et elle doute que cela vise à ramener l'expertise à l'interne, en matière informatique, plutôt que de faire appel à des ressources externes comme le fait souvent le Centre de services partagés.

«Dans la fonction publique, on annonce un gel d'embauche, même un gel d'effectif. Est-ce que c'est une façon encore de jouer plus sur les structures pour économiser de l'argent plutôt que de s'attaquer au vrai fond du problème? C'est ce qui reste à voir», a-t-elle commenté.

À la mi-février, plusieurs syndicats avaient demandé une commission d'enquête sur la gestion des contrats informatiques du gouvernement, estimant qu'il y avait là des milliards de dollars gaspillés.

Le ministre responsable de l'Administration gouvernementale, Martin Coiteux, avait alors indiqué qu'il avait confié la direction des projets informatiques à son propre sous-ministre et qu'il avait réduit de 30 pour cent le recours à des ressources externes au Centre des services partagés entre février et décembre 2014.

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