Pour Couillard, le contrat de Lucien Bouchard n'est pas exagéré

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Pour Philippe Couillard, l'ancien premier ministre Bouchard est le mieux placé pour dénouer le conflit.

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Michel Dolbec
La Presse Canadienne
PARIS

Le premier ministre Philippe Couillard ne trouve pas exagéré le contrat de gré à gré de 500 000$ que son gouvernement a accordé à Lucien Bouchard pour agir comme médiateur dans le différend entre l'État québécois, l'entreprise Produits forestiers Résolu et les communautés cries et Innues du Lac-Saint-Jean.

Interrogé mardi à Paris, où il poursuit sa visite officielle, M. Couillard a souligné que la somme évoquée ne concernait pas que M. Bouchard, mais aussi «ceux qui l'entourent». Pour le reste, l'importance de l'enjeu et la compétence de M. Bouchard justifient à ses yeux pleinement ce mandat.

«Il faut absolument régler cette question-là, plaide-t-il. C'est tellement important pour le Québec cette question de certification des produits forestiers de Résolu, notamment dans ma région, le Lac-Saint-Jean. Il y a littéralement des milliers et des milliers d'emplois et des centaines de millions de retombées économiques en jeu.»

Pour lui, l'ancien premier ministre Bouchard est le mieux placé pour dénouer le conflit, ce qui justifie que le contrat lui ait été confié (à travers le cabinet Davies Ward Phillips & Vineberg) de cette manière.

«Si vous regardez son parcours, son origine régionale, son expérience de négociateur, franchement, celui qui mettrait en doute ses compétences aura du mal à démontrer son point de vue.»

Le premier ministre estime que la résolution de ce conflit est «absolument fondamentale».

«Je parle au nom des travailleurs forestiers et de leurs familles, qui sont parfois traités bien légèrement dans cette affaire. Les gens du Lac-Saint-Jean ont le doit à la dignité de l'emploi. L'industrie forestière fait partie de notre ADN au Saguenay-Lac-Saint-Jean et on va continuer à les soutenir», assure M. Couillard.

L'affaire que doit résoudre Lucien Bouchard, nommé en janvier, est un véritable imbroglio, dans lequel s'entremêlent le régime forestier, les droits d'exploitation, les droits ancestraux des communautés autochtones, sur fond de «paix des braves» et de convention de la Baie-James.

Depuis la fin de l'année dernière, le certificat d'activités de Résolu au Lac-Saint-Jean est suspendu. Les Cris et les Innus du Lac-Saint-Jean l'accusent de compromettre leurs territoires traditionnels de chasse, et ont intenté une poursuite contre l'entreprise et le gouvernement du Québec pour faire valoir leurs droits.

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