Transport routier: nouveau budget, même régime minceur

Montréal s'en tire plutôt bien avec une amélioration... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE)

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Montréal s'en tire plutôt bien avec une amélioration de son enveloppe qui passe de 1,4 à 1,8 milliard. Cela représente 81 chantiers et comprend notamment les travaux sur l'échangeur Turcot (notre photo), la réfection des structures de l'autoroute Métropolitaine, le début des travaux de recouvrement de l'autoroute 720 entre l'avenue de l'Hôtel-de-Ville et la rue Sanguinet ou encore la réfection du tunnel Ville-Marie.

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Le ministre des Transports du Québec Robert Poëti a présenté dimanche un budget de 4,9 milliards sur deux ans pour le réseau routier, soit la même enveloppe réduite qui était allouée dans le précédent budget.

Sous le gouvernement de Philippe Couillard, les investissements annuels représentent ainsi 2,45 milliards par année alors qu'ils s'élevaient à 3,9 milliards par année entre 2009 et 2013. 

M. Poëti se défend bien de proposer un budget de «vache maigre». «On maintient nos investissements qui sont importants [...] Dans un contexte budgétaire comme celui-là, de ne pas diminuer le budget est à mon avis déjà un tour de force», a-t-il réagi à une question d'un journaliste. 

Le budget 2014-2016 était également de 4,9 milliards et représentait une baisse de près de 800 millions $ par rapport au budget péquiste évalué à 5,6 milliards pour 2013-2015. 

À l'époque, les libéraux, alors dans l'opposition, avaient même dénoncé ces coupes. L'ancienne porte-parole en matière de transports pour les libéraux, Julie Boulet, avait déclaré que cette planification sur deux ans - contrairement au budget annuel des années précédentes - ne servait qu'à «camoufler l'importance des coupes». 

«La planification sur deux ans nous permet d'être beaucoup plus proactifs dans les travaux», s'est défendu le ministre, dimanche. 

Maintien du réseau

La majorité des sommes prévues, soit 88%, sera investie dans le maintien du réseau, dont 3 milliards pour les structures. Quant aux investissements dans le développement du réseau routier, ils seront réduits, passant de 810 millions à 555,7 millions sur deux ans.

Montréal s'en tire plutôt bien avec une amélioration de son enveloppe qui passe de 1,4 à 1,8 milliard. Cela représente 81 chantiers et comprend notamment les travaux sur l'échangeur Turcot, la réfection des structures de l'autoroute Métropolitaine ou encore le début des travaux de recouvrement de l'autoroute 720 entre l'Avenue Hôtel de Ville et la rue Sanguinet. 

«Le gouvernement a dit qu'il allait miser sur sa métropole et aujourd'hui, quand on regarde l'ensemble des sommes, on peut dire "mission accomplie"», a réagi le maire de Montréal Denis Coderre qui était présent aux côtés de M. Poëti pour cette annonce. 

Les régions reçoivent de leur côté 47% de l'enveloppe. «Les régions ne sont pas abandonnées dans le budget [...] on travaille sur une vision globale des investissements», a précisé le ministre. 

Le Parti québécois s'est toutefois inquiété du financement dans certaines régions. «Dans la programmation 2014-2016 du gouvernement libéral, certaines régions [...] avaient vu leurs investissements routiers réduits de façon importante», a affirmé Martine Ouellet, porte-parole en matière de transports au PQ. Elle a notamment cité le cas des régions de la Côte-Nord, du Bas-St-Laurent et de la Gaspésie. «Nous espérons que, cette fois-ci, les régions seront épargnées par les coupes libérales.»

Le gouvernement n'a pas encore fait connaître les projets précis à l'extérieur de Montréal, de Laval et de la Montérégie, mais les premiers chiffres divulgués dimanche démontrent quelques baisses des investissements dans certaines régions.

«Il faut regarder les projets qui ont été réalisés, a répliqué Valérie Rodrigue, l'attachée de presse du ministre. Lorsqu'un gros projet est terminé, il est normal que le montant des investissements soit plus bas l'année suivante». 

De son côté, la députée de Québec solidaire Manon Massé a dénoncé le manque de vision du gouvernement. «On n'est pas contre les investissements pour l'entretien des routes, il faut le faire, le territoire est grand, mais on voit tout de même que le gouvernement fait encore le choix du bitume, sans vision, sans projet d'avenir», a-t-elle affirmé à La Presse.

Aucun député à la Coalition Avenir Québec n'était disponible pour commenter cette annonce, a fait savoir l'attachée de presse du parti, Emilie Toussaint.

Investissements routiers 2015-2017

Conservation des chaussées : 829, 9 millions $

Conservation des structures : 

  • Réseau MTQ 2, 7 milliards $
  • Réseau municipal : 268,7 millions $
Amélioration du réseau routier : 501,4 millions $

Développement du réseau routier : 555,7 millions $

Total : 4, 88 milliards

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