Recherche d'appuis: PKP constate l'impact de son arrivée récente

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Avant de se rendre à une réunion du caucus péquiste à l'Assemblée nationale, Pierre Karl Péladeau ne s'est pas inquiété du fait que son avance considérable dans les sondages ne se reflète pas davantage dans son nombre d'appuis de députés.

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Alexandre Robillard
La Presse Canadienne
Québec

Le candidat à la direction du Parti québécois Pierre Karl Péladeau a constaté mardi que son arrivée récente en politique a un impact sur sa recherche d'appuis au sein du caucus péquiste.

Après l'annonce que son collègue Alexandre Cloutier a obtenu l'appui du doyen péquiste François Gendron, M. Péladeau a relevé que ses adversaires font partie du caucus depuis plus longtemps que lui, élu il y a moins d'un an, ce qui facilite leur récolte.

«C'est certain que nous nous connaissons moins, a-t-il dit lors d'un échange avec les journalistes. En conséquence, par la force des choses, étant donné qu'un certain nombre d'amitiés se sont produites dans le passé, c'est tout à fait normal que ces choses-là arrivent. (...) Je pense que le fait d'avoir travaillé ensemble de nombreuses années est certainement un des facteurs aussi qui va les amener à prendre une décision.»

Avant de se rendre à une réunion du caucus péquiste à l'Assemblée nationale, M. Péladeau ne s'est pas inquiété du fait que son avance considérable dans les sondages ne se reflète pas davantage dans son nombre d'appuis de députés.

«C'est une bonne chose qu'on puisse avoir une véritable course, a-t-il dit. Cette course-là s'engage également par le nombre d'appuis qu'on va avoir au caucus, et à cet égard c'est une belle illustration de la démocratie au Parti québécois.»

Actuellement, M. Péladeau mène la course aux appuis avec six députés dans sa campagne, devant Bernard Drainville, un ancien ministre, qui en compte cinq.

En plus de l'appui de M. Gendron, M. Cloutier, également un ancien ministre, a du soutien des députés Véronique Hivon et Gaétan Lelièvre.

La campagne de M. Péladeau a convoqué mardi une conférence de presse au cours de laquelle celui-ci doit annoncer, mercredi, un septième appui. Le nom de l'ancien ministre des Finances Nicolas Marceau a circulé, mais l'organisation du candidat n'a pas confirmé cette information, mardi.

Plus tôt mardi, M. Gendron, élu pour la première fois en 1976, dans le premier gouvernement de René Lévesque, a expliqué en conférence de presse que M. Cloutier est en mesure d'incarner le changement nécessaire au PQ.

«J'ai appris à distinguer, et là je pense que c'est important, les accidents de parcours des tendances plus lourdes qui, elles, les tendances plus lourdes, exigent davantage de changement et de remises en question de notre action politique», a-t-il dit.

Lors d'un point de presse qui a suivi, M. Gendron, actuellement troisième vice-président de l'Assemblée nationale, a affirmé que son choix s'inscrit au-delà des sondages qui placent M. Péladeau en avance chez les sympathisants péquistes.

«Ce n'est pas la première fois qu'une population peut être guidée par ce qu'elle lit, ce qu'elle entend et ce qu'on appelle un mouvement de notoriété, a-t-il dit. Ça existe, j'ai connu ça.»

Même si M. Gendron considère que l'implication politique de M. Péladeau est un gain pour le Québec et la souveraineté, une analyse rationnelle l'a plutôt incité à se joindre à la campagne de M. Cloutier, qui compte maintenant sur l'appui de trois députés.

«Je pense que l'acquisition de M. Péladeau pour l'image d'une réussite excellente en affaires, ça sert les intérêts du Québec et ça sert ce qui nous anime, a-t-il dit. Mais dans une course, on a le droit de faire un choix, surtout si on est capable de le rationaliser.»

Député d'Abitibi-Ouest, vice-premier ministre et ministre de l'Agriculture dans le dernier gouvernement péquiste, M. Gendron a vanté le programme de M. Cloutier pour les régions, l'éducation et la nécessité de rapprochement avec les autres formations souverainistes.

«Ce qui vient me chercher toujours, c'est le fond des choses, l'authenticité des personnages, la capacité de véhiculer leur authenticité, a-t-il dit. Parce que pour moi, les aptitudes ça se développe. Mais les attitudes souvent c'est compliqué, alors j'aime bien les gens qui ont la bonne attitude.»

Aux côtés de M. Gendron, M. Cloutier n'a pas caché sa surprise de voir le doyen péquiste joindre les rangs de sa campagne. Mais pour le candidat et député de Lac-Saint-Jean, ce gain témoigne des surprises qui peuvent encore se produire d'ici l'élection du prochain chef, en mai.

«J'ai toujours eu une profonde admiration pour sa lecture juste et fine de la population québécoise, son jugement à la fois politique et humain et pour la proximité sincère qu'il entretient avec la population québécoise», a-t-il dit.

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