«Citizen Péladeau» veut s'acheter le PQ, dénonce Céré

Le candidat à la direction du Parti québécois... (PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE)

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Le candidat à la direction du Parti québécois Pierre Céré a fait un parallèle entre l'actionnaire de contrôle de Québecor, Pierre Karl Péladeau (photo), et le film Citizen Kane, qui raconte la soif de pouvoir d'un magnat de la presse aux États-Unis.

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(LAVAL) Pierre Karl Péladeau veut «acheter» le Parti québécois, a dénoncé samedi son adversaire, Pierre Céré. Le candidat dit par ailleurs avoir subi des pressions pour ménager le magnat de la presse.

À son arrivée au conseil national du PQ à Laval, samedi matin, M. Céré a laissé tombé les gants. Selon lui, le favori dans la course à la direction doit régler une fois pour toutes la question de ses actions de Québecor.

«Il nous dit: "Les gens me disent qu'ils m'appuient, il n'y a pas de problème, je peux continuer comme ça". Non, M. Péladeau ne peut pas continuer comme ça. Est-ce que "Citizen Péladeau" est en train de se payer un parti politique? Il y a quelque chose d'inquiétant là-dedans», a lâché M. Céré.

Sa remarque faisait allusion au classique du cinéma américain, Citizen Kane, dont le personnage principal est un baron des médias avec des ambitions politiques.

M. Céré affirme que la situation particulière de M. Péladeau, à la fois actionnaire de contrôle du plus grand groupe de presse au Québec et aspirant chef du PQ, crée un «malaise» au sein du PQ. Il affirme que des membres l'ont mis en garde de taire ses critiques pour ne pas écorcher celui que plusieurs perçoivent comme un sauveur.

«Il y a des gens qui craignent d'aborder ce sujet, a-t-il affirmé. Il y en a d'autres qui nous disent: "Taisez-vous, vous ne pouvez pas aborder le sujet".»

«Des membres nous disent c'est Pierre Karl Péladeau, c'est lui qui va nous amener au pays, donc on ne touche pas», a-t-il précisé.

Largement en avance

La sortie de M. Céré coïncide avec la publication d'un sondage Léger-Le Devoir-Journal de Montréal qui confirme que M. Péladeau est largement favori des sympathisants du PQ, qui l'appuient dans une proportion de 63 %. Aucun autre candidat n'a recueilli plus de 10 %.

M. Péladeau s'est dit «honoré» des résultats du sondage, selon lequel le PQ serait au coude à coude avec le PLQ de Philippe Couillard s'il devient chef. Il se dit confiant de pouvoir attirer des électeurs de la CAQ.

«Si les sondages sont là pour en témoigner, c'est parce que, quelque part, je représente le domaine économique, l'entrepreneurship, a-t-il dit. C'est ce que je pense qu'on recherche du côté des électeurs de la CAQ, ainsi que l'enrichissement de la collectivité.»

Son avance auprès des sympathisants péquistes a néanmoins fondu de cinq points par rapport à la dernière enquête du sondeur, ce qui donne espoir à ses adversaires dans la course.

Martine Ouellet, qui se classerait maintenant deuxième dans les intentions de vote avec 10% des appuis, estime que la course est encore loin d'être jouée. Elle a été la seule autre candidate à s'en prendre directement à M. Péladeau samedi matin.

Mme Ouellet a rappelé qu'elle a démissionné de son poste à Hydro-Québec lorsqu'elle a été nommée ministre des Ressources naturelles par Pauline Marois. Et ce, même si elle était en congé sans solde.

«Je n'étais pas en conflit d'intérêts mais j'ai pris les décisions qui s'imposaient, j'ai pris mes responsabilités et c'est à M. Péladeau maintenant de prendre ses responsabilités», a déclaré Mme Ouellet.

Pour sa part, Bernard Drainville estime que M. Péladeau profite de sa notoriété et de sa célébrité.

«Il n'y a aucun candidat qui va recevoir un chèque en blanc, a-t-il cependant indiqué. Je pense qu'ultimement, le ou la candidate va gagner parce qu'il va proposer des bonnes idées et être capable de les exprimer avec clarté, et qu'il va être capable de dire aux membres du parti et aux Québécois "voici où je veux vous amener".»

Fort de l'appui récent de la députée Véronique Hivon, Alexandre Cloutier assure que sa campagne est en «gestion de croissance».

«Ce que je constate pour ma propre campagne, c'est que le petit train avance plus vite, mais encore assez tranquillement», a pour sa part indiqué Alexandre Cloutier.

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