Le fisc doit sévir contre les intégristes religieux, dit François Legault

La CAQ réclame que la Charte québécoise des... (Photo Jacques Boissinot, archives La Presse Canadienne)

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La CAQ réclame que la Charte québécoise des droits et libertés de la personne soit amendée de manière à interdire les enseignements ou prêches religieux destinés à rejeter des valeurs chères aux Québécois, telles que la démocratie, l'égalité entre hommes et femmes et le respect de l'orientation sexuelle.

Photo Jacques Boissinot, archives La Presse Canadienne

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Jocelyne Richer
La Presse Canadienne
QUÉBEC

Le fisc devrait couper les vivres aux intégristes, selon la Coalition avenir Québec (CAQ).

Les organismes religieux qui prônent des idées extrêmes et contraires aux valeurs communes en vigueur au Québec devraient donc perdre les nombreux avantages fiscaux auxquels ils ont droit, comme les exemptions de taxes foncières et scolaires ou le remboursement d'une partie de la TVQ.

Ce serait là une façon de faire taire les leaders religieux intégristes, a fait valoir mercredi le chef du parti, François Legault.

Dans le même esprit, la CAQ réclame que soit amendée la Charte québécoise des droits et libertés de la personne, de manière à interdire les enseignements ou prêches religieux destinés à rejeter des valeurs chères aux Québécois, telles que la démocratie, l'égalité entre hommes et femmes et le respect de l'orientation sexuelle.

Les leaders et prédicateurs religieux qui défieraient cette disposition inscrite dans le préambule de la charte pourraient encourir des sanctions.

En conférence de presse mercredi, le chef de la CAQ, accompagné de la députée caquiste Nathalie Roy, a décrit sa vision de la lutte contre l'intégrisme religieux, en demandant au gouvernement Couillard d'agir en déposant «rapidement» un projet de loi, comme il s'est engagé à le faire à maintes reprises.

«Notre système n'est pas adapté pour lutter contre l'intégrisme», a dit d'entrée de jeu M. Legault, accentuant la pression sur le gouvernement «pour protéger les valeurs québécoises».

M. Legault a dit juger normal de restreindre les libertés religieuses de ces individus radicaux, dans une société libre et démocratique comme la société québécoise.

Les corporations religieuses jouissent de plusieurs avantages sur le plan fiscal, au niveau provincial et municipal: exemption d'impôt sur leurs revenus, déduction pour le logement, remboursement de 50 pour cent de la TVQ pour leurs achats et activités, tout comme l'exonération de la taxe foncière et de la taxe scolaire.

L'octroi, par les municipalités, de certificats d'occupation d'immeubles serait aussi visé par le plan d'action caquiste.

Selon les voeux de la CAQ, le Registraire des entreprises pourrait refuser l'incorporation à un groupe religieux qui entretient «des liens quelconques avec une organisation criminelle ou une entité terroriste reconnue au Code criminel», a indiqué de son côté la porte-parole du parti sur ces questions, Nathalie Roy.

M. Legault s'est gardé de viser une religion en particulier, ou de faire un amalgame entre religion et terrorisme.

Durant la conférence de presse, il a dit qu'il ne fallait pas pour autant «se mettre la tête dans le sable», préférant privilégier une attitude préventive: «tous les terroristes étaient d'abord des intégristes. Il y a un genre de terreau fertile» dans certaines pratiques religieuses, a-t-il commenté.

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