Péladeau dit toujours contrôler Québecor

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Pierre Karl Péladeau

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(Québec) Pierre Karl Péladeau a reconnu mercredi qu'il exerce toujours un contrôle sur l'administration de Québecor, même s'il ne gère plus cette société.

«Oui, j'ai le contrôle», a dit le candidat à la direction du Parti québécois à son entrée à la réunion du caucus.

M. Péladeau a pris soin de distinguer son ancien rôle de président directeur général de sa situation actuelle d'actionnaire de contrôle. Depuis son élection comme député à l'Assemblée nationale, il n'administre plus les activités de l'entreprise, a-t-il précisé. 

Mais comme détenteur d'actions de catégorie A, M. Péladeau peut nommer les trois quarts des administrateurs de la compagnie, a-t-il expliqué.

«Ça me permet à l'heure actuelle de nommer les administrateurs pour 75% de la composition du conseil», a-t-il indiqué.

La situation particulière de M. Péladeau, à la fois actionnaire de contrôle d'un géant des médias et des télécommunications et aspirant-chef du PQ, a fait l'objet de vifs débats depuis qu'elle a été qualifiée de «bombe à retardement» par l'ancien candidat Jean-François Lisée.

Le député a réitéré sa promesse de placer ses avoirs dans une fiducie sans droit de regard s'il remporte la course à la direction du PQ. Son fiduciaire aurait l'instruction de ne pas vendre les actions de Québecor, que M. Péladeau a hérité de son père et qu'il souhaite léguer à ses enfants.

Le code d'éthique des élus de l'Assemblée nationale prévoit que seuls les ministres doivent placer leurs avoirs dans une fiducie sans droit de regard.

La réouverture du Code du travail n'est pas une priorité

La réouverture du Code du travail n'est pas dans les priorités, a déclaré M. Péladeau.

M. Péladeau a affirmé qu'il a dressé ce constat après avoir rencontré plusieurs leaders syndicaux durant sa récente tournée régionale.

Alors qu'il était président-directeur général du conglomérat Québecor, une entreprise dont il demeure actionnaire de contrôle, M. Péladeau avait dénoncé le déséquilibre des forces dont profitaient les syndicats au Québec.

En 2011, alors que son entreprise avait mis Le Journal de Montréal en lock-out, M. Péladeau avait plaidé qu'il serait néfaste d'ouvrir le Code du travail pour moderniser les dispositions anti-briseurs de grève.

Mercredi, M. Péladeau a expliqué que ses positions face aux syndicats ont changé depuis qu'il n'est plus PDG de Québecor et qu'il a été député, sans toutefois parler des briseurs de grève.

Le député péquiste Alexandre Cloutier, lui aussi dans la course, a affirmé mercredi que M. Péladeau aura l'occasion de préciser ses positions sur la modification du Code du travail relativement à la question des briseurs de grève.

«À ma connaissance, sur le lieu d'établissement, je pense qu'il y a un consensus sur cet enjeu, a-t-il dit. À l'époque le PQ avait déposé un projet de loi et c'est à mon avis un projet de loi qui devrait être utilisé.»

Quelques minutes plus tôt, M. Péladeau avait toutefois exposé l'avis qu'il n'y a pas d'intérêt à modifier le Code du travail.

«J'ai rencontré plusieurs représentants syndicaux durant ma tournée, donc des présidents, d'Alcoa, de Résolu, des présidents locaux et régionaux, a-t-il dit. Et je dois dire que la réforme du Code du travail ce n'est certainement pas dans l'ordre des priorités.»

- Avec Alexandre Robillard, La Presse Canadienne

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