Québec songe à prolonger le gel d'embauche pour l'année 2015-2016

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Le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux

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Patrice Bergeron
La Presse Canadienne
Québec

Le gouvernement Couillard songe à prolonger d'au moins une année le gel d'embauche dans les ministères et organismes, soit pour toute l'année 2015-2016, et peut-être même plus.

Le Conseil du trésor a confirmé à La Presse Canadienne, lundi, que cette solution est examinée actuellement. Le gouvernement libéral avait déjà mis en place un gel d'embauche pour l'exercice 2014-2015, qui se termine le 31 mars, mais maintenant ce gel pourrait s'étirer bien au-delà de cette date.

Cette éventualité est discutée dans le contexte très délicat des négociations en cours avec le secteur public, des négociations qui s'annoncent déjà corsées, en raison de l'écart entre les positions des deux parties.

En entrevue téléphonique, lundi après-midi, la porte-parole du président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, a répété que le Conseil du trésor est en «réflexion». Marie-Ève Labranche a été claire: l'option est loin d'être écartée au cabinet de M. Coiteux et elle est étudiée sérieusement.

«On l'envisage pour 2015-2016», a-t-elle indiqué, tout en ajoutant laconiquement que «pour la suite, on va voir», ce qui pourrait ouvrir la porte à une prolongation au-delà même de l'exercice 2015-2016.

Mme Labranche n'a pas évoqué de raisons précises qui motiveraient l'extension du gel d'embauche actuel. Elle n'a pas voulu préciser si cette option allait être retenue en raison des données sur les effectifs, reçues à la suite de l'adoption de la loi sur le dénombrement, la gestion et le contrôle des effectifs de l'État, censée procurer un portrait plus clair et global de la situation.

Le Conseil du trésor réfléchit à «un ensemble de considérations» et «il y a plusieurs facteurs qui peuvent être considérés dans cette réflexion», a-t-elle dit de façon générale. Elle n'a pas non plus voulu préciser l'échéance que se donne le Conseil du trésor pour trancher cette question. Néanmoins le temps presse: il reste à peine huit semaines pour statuer et transmettre les instructions à l'ensemble de la machine gouvernementale.

Le gel d'embauche de 2014-2015 a été mis en place peu après l'élection du gouvernement Couillard, soit le 24 avril 2014.

Rappelons que Québec avait aussi annoncé un gel des effectifs en vigueur jusqu'à la fin de l'exercice 2015-2016, en plus d'une réduction des effectifs globaux de deux pour cent pour l'ensemble de la fonction publique et parapublique.

«Ça met de la pression sur les ministères, qui doivent limiter leur embauche aux cas jugés incontournables, et (cela pousse aussi à) favoriser le recrutement par mutation, à l'interne», a insisté la porte-parole de Martin Coiteux. Elle a réitéré que chaque ministère allait devoir faire sa part et livrer une réduction de deux pour cent de son personnel en 2015-2016, même des ministères comme celui de l'Éducation, qui a notamment déjà fermé ses directions régionales

«Tous les ministères et organismes vont contribuer à cet effort», a-t-elle assuré. Et même dans l'hypothèse où le gel d'embauche n'est pas prolongé au-delà du 31 mars et que l'embauche reprend, la réduction de deux pour cent devra être appliquée.

Le gel de l'embauche, le gel des effectifs ainsi que la réduction de deux pour cent du personnel sont toutes des mesures mises en place en vue de pouvoir atteindre l'équilibre budgétaire au cours de l'exercice 2015-2016.

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