Bernard Drainville prône des bonifications à l'aide sociale

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Bernard Drainville

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(Québec) Candidat à la succession de Pauline Marois, Bernard Drainville propose une série de bonifications au programme d'aide sociale, une facture supplémentaire de 130 millions qui sera plus que compensée par la diminution constante des bénéficiaires, prévoit-il.

En point de presse, mardi, M. Drainville était accompagné de la députée Carole Poirier, de la circonscription d'Hochelaga. Mme Poirier est la cinquième députée péquiste à appuyer Bernard Drainville. Elle a été étroitement associée à la proposition sur l'aide sociale, a-t-il expliqué.

Pour M. Drainville, Québec ne devrait plus tenir compte du versement d'une pension alimentaire dans ses calculs du chèque mensuel d'un prestataire. «Ces montants sont destinés aux enfants, c'est injuste que l'État aille en rechercher une bonne partie», de soutenir le député péquiste de Marie-Victorin.

Pour lui, il est inéquitable de frapper «les gens qui s'aident mutuellement, qui sont en amour». Au lieu de 1232 $ s'ils vivaient séparément, un couple à l'aide sociale reçoit 955 $ en prestation mensuelle, observe-t-il.

Aussi, il faudrait selon lui maintenir le carnet de médicaments offerts aux bénéficiaires qui font l'objet d'une enquête pour recouvrement. Pas moins de 80 % des recours débouchent sur le constat d'erreur de bonne foi des prestataires, et il est injustifiable de priver tout le monde de l'aide à l'achat de médicaments pendant plusieurs mois.

Finalement, il faudrait faire passer de 200 $ à 300 $ le maximum mensuel de revenu de travail d'un prestataire sans que son chèque mensuel soit affecté. Le 200 $ avait été fixé en 1998 quand le salaire minimum était de 6,30 $, rappelle M. Drainville. Il est maintenant à plus de 10 $. Hausser la barre à 300 $ reflèterait cette progression.

«On est rendu là !», a maintes fois souligné le candidat péquiste, observant que le nombre de bénéficiaires à l'aide de dernier recours diminuait constamment, de 9000 ménages par années en moyenne. Si on avait le même nombre d'assistés sociaux qu'en 1994, il en coûterait 2 milliards de plus au trésor public.

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