Français: Bolduc tolère le nivellement par le bas, dit la CAQ

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Dans son texte de 500 mots, l'élève qui cumule 11 ans de scolarité peut commettre jusqu'à 14 fautes d'orthographe et conserver la mention «compétence acceptable».

Photo David Boily, archives La Presse

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Jocelyne Richer
La Presse Canadienne
QUÉBEC

La tolérance à la médiocrité et le nivellement par le bas sont la marque de commerce du ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, en matière d'enseignement du français écrit, selon le porte-parole de la Coalition avenir Québec, Jean-François Roberge.

M. Roberge dit savoir de quoi il parle: il a été enseignant pendant 17 ans avant de se lancer en politique et devenir député caquiste de Chambly et porte-parole en éducation.

Pour corriger la situation, il prône une hausse des exigences imposées aux élèves et une meilleure formation des enseignants.

Il réagissait lundi à un reportage publié la veille par La Presse Canadienne et faisant état des résultats de l'épreuve unique 2014 de français écrit de 5e secondaire.

Les données du ministère de l'Éducation indiquaient que le taux de réussite de l'examen de français écrit des finissants du secondaire fréquentant le réseau public était de 74,5%. Un élève sur quatre l'a donc échoué.

Au privé, le taux de réussite était de 90%.

À l'école publique, le taux de réussite a chuté de cinq points en un an, passant de 79,6% en 2013 à 74,5% en 2014. En 2011, il était de 80,5%.

«Ça n'a pas de sens qu'un élève sur quatre échoue. C'est énorme», estime le député, qui croit qu'on a «trop doré la pilule» aux jeunes.

Dans son texte de 500 mots, l'élève qui cumule 11 ans de scolarité peut commettre jusqu'à 14 fautes d'orthographe et conserver la mention «compétence acceptable». Et ce, même s'il a tout le loisir d'utiliser un dictionnaire, une grammaire et un recueil de conjugaisons.

Il réclame du ministre «de la rigueur!». «Il y a beaucoup de laisser-aller» à l'école, quant à l'apprentissage d'un français de qualité, fait-il valoir.

«On n'est pas assez exigeants» envers les élèves, selon lui.

«Souvent porté à niveler vers le bas», le ministère de l'Éducation tolère la médiocrité en classe et se contente de peu sur le plan des performances et des résultats.

Pour remédier à la situation, le ministre Bolduc devrait à ses yeux revoir la formation des enseignants et leur redonner du pouvoir en classe.

Québec devrait aussi décentraliser la prise de décision vers l'école «et respecter l'autonomie professionnelle des professeurs», dit celui qui préconise la création d'un ordre professionnel des enseignants.

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