Lisée peine à récolter des signatures

Il y a deux mois, Jean-François Lisée a... (Photo: Robert Skinner, archives La Presse)

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Il y a deux mois, Jean-François Lisée a interpellé les Québécois afin que 1000 d'entre eux s'engagent à consacrer une heure de leur temps à sa campagne. À ce jour, le millier n'est toujours pas atteint.

Photo: Robert Skinner, archives La Presse

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La majorité de ses adversaires dans la course à la direction du Parti québécois (PQ) ont déjà déposé les 2000 signatures nécessaires à leur mise en candidature, mais le député Jean-François Lisée, pour sa part, semble encore chercher des appuis.

Sur les réseaux sociaux, quelques internautes se sont déclarés surpris, au cours des derniers jours, d'avoir reçu la visite de membres de l'équipe de campagne du candidat Lisée.

«Jean-François Lisée n'ayant toujours pas réussi à recueillir ses 2000 signatures [...], on est venu sonner à ma porte il y a quelques minutes pour signer son bulletin de candidature à la chefferie du PQ», a déclaré hier un internaute qui a requis l'anonymat. Une autre personne a relaté une expérience similaire, qui est survenue avant Noël.

En entrevue à La Presse, l'auteur du message Facebook a précisé que les personnes qui s'étaient présentées à sa porte lui avaient assuré que la récolte de signatures se poursuivait afin d'assurer «une marge de sécurité» au candidat Lisée.

Or ce type de protection ne semble pas être nécessaire pour la majorité des candidats, qui ont commencé à se manifester à partir du 14 octobre. Martine Ouellet, Alexandre Cloutier et Bernard Drainville ont tous remis, dans l'ordre, leurs 2000 signatures avant la fin du mois de novembre. Pierre Karl Péladeau, pour sa part, a mis cinq jours pour remettre plus de 5000 signatures, le 1er décembre. Le candidat Pierre Céré considère lui aussi que la récolte de signatures se passe bien. «Le plus grand défi, c'est de trouver les 10 000 $», a-t-il confié concernant le premier versement à effectuer d'ici le 30 janvier.

L'échéance est la même pour le dépôt des signatures. Bien qu'elle soit dans quelques semaines, la directrice de campagne de Jean-François Lisée ne montre pas de signes d'inquiétude. «La campagne va très bien», a assuré Geneviève Marsan, sans dévoiler le nombre d'appuis recueillis jusqu'ici. «Pendant le temps des Fêtes, c'est plus tranquille, mais on est satisfaits.» Selon elle, si des équipes sont encore sur le terrain, c'est simplement parce que certaines feuilles de signatures n'ont pas encore été rapatriées au bureau de campagne.

Succès mitigé de l'appel à tous

Le 2 novembre, Jean-François Lisée a annoncé son intention de se lancer dans la course à la direction à l'émission Tout le monde en parle. Il a alors interpellé les Québécois afin que 1000 d'entre eux s'engagent à consacrer une heure de leur temps à sa campagne. Deux mois plus tard, le millier n'est toujours pas atteint. Hier soir, 867 personnes avaient répondu à l'appel, qui a pourtant demandé beaucoup d'énergie à ses troupes.

Pour justifier le manque de signatures, Geneviève Marsan a évoqué le temps passé sur le terrain et dans les médias pour encourager ces 1000 personnes à donner une heure à la campagne. «Ces gens-là s'impliquent vraiment», a-t-elle souligné.

À ce jour, les sondages laissent croire que Pierre Karl Péladeau gagnerait aisément la course. Derrière lui, les candidats Lisée, Ouellet et Cloutier récolteraient entre 2 et 7% des voix.

Pour officialiser leur candidature, les aspirants doivent obtenir les signatures d'au moins 2000 membres en règle du Parti québécois. Ces appuis doivent provenir d'au moins neuf régions et cinquante circonscriptions différentes. Un minimum de 10 signatures doit être obtenu dans chacune d'elles.

- Avec la collaboration de Jasmin Lavoie

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