Bureau de D'Amour: la facture grimperait à 278 000 $

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Jean D'Amour

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Alexandre Robillard
La Presse Canadienne
QUÉBEC

Une somme de 50 000 $ de travaux devrait s'ajouter au total de 228 000 $ déboursés pour l'aménagement du nouveau bureau de circonscription du ministre délégué aux Transports, Jean D'Amour, a déclaré jeudi un porte-parole de la Société québécoise des infrastructures (SQI).

Martin Roy a expliqué que le ministère des Transports a déjà payé 228 000 $ pour les travaux d'aménagement à l'intérieur du bureau du député de Rivière-du-Loup. Mais une somme de 1000 $, étalée dans le loyer mensuel sur une période de cinq ans, sert à couvrir une partie du coût d'autres travaux de base comme l'électricité, la ventilation et la finition de murs.

«Dans la façon de payer ça au propriétaire, il y a des choses qu'on ne considère pas comme étant de l'aménagement, ça fait partie du 'base building', ça doit faire partie du loyer de base et non pas du loyer des aménagements, c'est deux choses distinctes, a-t-il dit lors d'une entrevue. (...) Les aménagements, c'est 228 000 $, le 50 000 $, c'est le fruit d'une négociation.»

M. Roy a expliqué que ces travaux de «base building» incluent des éléments d'aménagements qu'un autre locataire pourrait utiliser.

«Le «base building» c'est ce qu'une autre personne qui arriverait là va pouvoir utiliser, a-t-il dit. Par exemple, les murs qui ferment le local, ça sert à quelqu'un d'autre. C'est du 'base building'. Les plafonds suspendus, n'importe qui arrive là, si on n'est plus là, c'est du 'base building', ça va être réutilisé. La distribution électrique, les prises dans les murs, ces choses-là, ça va être réutilisé, c'est du 'base building'. Ils ne le facturent pas en aménagements.»

Mercredi, M. D'Amour avait affirmé qu'une somme de 1000 $ par mois destinée à amortir les travaux était incluse dans son loyer de 4496 $ par mois pour une période de cinq ans. Il ignorait toutefois le détail de cet arrangement, qu'il a qualifié «d'administratif».

«Le loyer est cher mais on amortit les travaux sur une période de cinq ans, avait-il dit. Après, le loyer va diminuer.»

Son cabinet avait expliqué ensuite que le coût de location du pied carré, de 13 $, avait été majoré de 2,95 $ pour une période de cinq ans, dans le cadre de cette entente.

Jeudi, M. Roy a affirmé que si M. D'Amour occupe son bureau durant la période de cinq ans prévue pour cet amortissement, la somme de 50 000 $ de travaux de base s'ajoutera à celle de 228 000 $ déjà payée au propriétaire, Luc Beauchesne, pour les aménagements.

«On a un loyer et pendant cinq ans c'est ça et dans six ans ou sept ans, ça va être ça ou suivant les prix du marché, il va y avoir des négociations aussi», a-t-il dit.

Le cabinet de M. D'Amour s'est refusé à tout commentaire devant cette nouvelle précision, qui porterait la facture totale des aménagements à 278 000 $ et non 228 000 $, tel qu'indiqué initialement mercredi.

Après le dernier scrutin, M. D'Amour, dont le mandat est prévu jusqu'en octobre 2018, a choisi de déménager son bureau dans un local d'un édifice construit récemment où il a été nécessaire de faire la finition, notamment les divisions pour faire six bureaux.

Lors d'une entrevue, mercredi, M. D'Amour, élu pour la première fois en 2009, avait expliqué que ce local, où il a emménagé, pourrait être occupé à long terme, même par un éventuel successeur.

«Quand on a pris cette décision, je me suis dit que c'était un placement à long terme, a-t-il dit. Je ne serai pas député toute ma vie, après moi il y aura un homme ou une femme qui sera député. C'est même prévu que si le député n'est pas ministre, le bureau pourra être rapetissé.»

Le responsable du parc immobilier de M. Beauchesne, Yves Blanchet, a affirmé jeudi que des travaux de base pour la ventilation et l'électricité ont dû être faits avant l'emménagement de M. D'Amour et son équipe de sept employés, dans le nouveau bureau de 2900 pieds carrés.

Référant toutes les questions à la SQI, M. Blanchet n'a pas été en mesure d'expliquer pourquoi un montant de 1000 $ a été ajouté au loyer.

«Nous autres on reçoit 4400 $ à peu près, et dans ça sont comprises toutes les dépenses, y compris l'électricité, l'entretien, la pelouse, comme on voit partout dans tous les buildings, ce n'est pas nouveau, il n'y a rien d'extraordinaire là», a-t-il dit.

Dans une entrevue à une station de radio montréalaise, le premier ministre Philippe Couillard a affirmé que des vérifications sont en cours dans le dossier des travaux au bureau de M. D'Amour, bien qu'il estime a priori qu'ils ont été rendus nécessaires pour des raisons de sécurité.

«Il faudrait qu'on me montre, et on va faire des vérifications, à gauche le chiffre qu'on mentionne et à droite ce dont il s'agit, a-t-il dit sur les ondes de 98,5 FM. Si c'est des choses comme ajouter des services de sécurité, ajouter une porte supplémentaire, ajouter un sas d'entrée contrôlé à distance, je suppose qu'il est possible d'arriver à un total semblable, mais on va le vérifier. Il n'est pas question d'avoir des dépenses de luxe, je ne connais pas beaucoup de bureaux de député qui sont luxueux.»

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