Pierre Karl Péladeau s'attaque à Couillard et Legault

Parmi la centaine de militants qui participaient hier... (PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE)

Agrandir

Parmi la centaine de militants qui participaient hier à l'assemblée générale du conseil exécutif de Saint-Jérôme, ils étaient nombreux à espérer que Pierre Karl Péladeau officialise sa candidature, ce qu'il n'a pas fait.

PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Pierre Karl Péladeau a ajouté une brique à l'édifice de son éventuelle candidature à la direction du Parti québécois, hier matin, à l'occasion d'un rassemblement de militants dans sa circonscription de Saint-Jérôme. S'il n'a toujours pas confirmé qu'il se portait candidat, son discours avait toutes les allures de l'allocution d'un candidat, voire d'un chef aux yeux des militants.

Le candidat pressenti qui domine dans les sondages s'en est pris directement aux autres chefs de partis politiques. «C'est décourageant de voir Couillard tailler dans les réalisations des 50 dernières années», a déclaré M. Péladeau au sujet du premier ministre dans un discours-fleuve d'une quarantaine de minutes devant une centaine de personnes réunies dans une salle de réception pour l'assemblée générale du conseil exécutif de Saint-Jérôme.

«God damn, on en a pour quatre ans!», a-t-il lâché au sujet du gouvernement libéral. Au moment de saluer le dévouement d'un militant de la région, il a souligné les convictions de ce dernier en opposition aux «vire-capot» de l'Assemblée nationale et a offert pour exemple le chef de la Coalition avenir Québec ,François Legault, un ancien péquiste.

«Le début d'un temps nouveau»

M. Péladeau, qui s'estjoint au PQ à la campagne électorale de mars dernier, a même lancé une flèche à l'endroit de la stratégie incarnée par la chef démissionnaire du PQ, Pauline Marois. «On n'aurait pas dû déclencher des élections, et poursuivre les actions législatives et gouvernementales», a-t-il dit tout en reconnaissant qu'il est plus facile de faire cette affirmation après coup, d'autant plus qu'il n'était pas au gouvernement à l'époque. «Mais c'est le début d'un temps nouveau», a-t-il aussitôt enchaîné.

Chaque charge contre Ottawa et celles sur «l'à-plat-ventrisme» du gouvernement Couillard ont été chaudement applaudies par les militants. Et c'est pratiquement en criant que M. Péladeau a lancé: «On est assez riche pour devenir indépendant.» Ce sur quoi la foule s'est levée pour l'acclamer.

M. Péladeau a également profité de la rencontre d'hier pour saupoudrer quelques idées sur la souveraineté alimentaire et énergétique. En matière d'éducation, il a évoqué l'époque où il étudiait en France et où les droits de scolarité étaient très bas. «Je ne sais pas si on veut débattre de ça ce matin, mais ça alimente ma réflexion», a-t-il affirmé. Il assure que lorsque le Québec se sera «débarrassé de Couillard», le PQ investira en éducation.

Parmi la centaine de militants, ils étaient nombreux à espérer que leur député officialise sa candidature.

«M. Péladeau, j'étais persuadé que vous nous auriez fait un cadeau ce matin avec une annonce», a affirmé une militante au terme du discours. Le principal intéressé s'est contenté de rire.

Selon Radio-Canada, le député annoncerait qu'il se lancera dans la course le 23 novembre. Pour le moment ,cinq personnes sont allées chercher leur bulletin de candidature à la permanence du parti, soit Martine Ouellet, Jean-François Lisée, Bernard Drainville, Pierre Céré et Alexandre Cloutier.

Un récent sondage Léger-Le Devoir indique qu'un Parti québécois dirigé par M. Péladeau passerait devant les libéraux dans les intentions de vote.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer