Péladeau peut être ministre, mais pas premier ministre, dit Sirois

Charles Sirois serait même favorable à ce que Pierre... (Photo La Presse, André Pichette)

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Charles Sirois serait même favorable à ce que Pierre Karl Péladeau devienne ministre dans un éventuel gouvernement péquiste, à condition que son portefeuille ne soit pas susceptible de toucher les activités de Québecor.

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(TROIS-RIVIÈRES) Pierre Karl Péladeau peut rester député, voire devenir ministre, tout en conservant ses actions de Québecor, estime le milliardaire Charles Sirois. Mais pour le cofondateur de la Coalition avenir Québec, il ne peut être à la fois premier ministre et propriétaire de son entreprise.

En marge du congrès de la CAQ, qui se déroule à Trois-Rivières, M. Sirois a noté que les activités de Québecor sont concentrées au Québec. C'est pourquoi, si M. Péladeau dirige la province, chacune de ses décisions pourrait devenir suspecte.

«Si jamais il devient premier ministre, c'est une drôle de situation où, dans tous les gestes que tu veux accomplir, la population va te questionner, a dit M. Sirois. Je trouve ça un peu malsain de sa part.»

Il ne voit aucun problème à ce que M. Péladeau reste député. Il serait même favorable à ce qu'il devienne ministre dans un éventuel gouvernement péquiste, à condition que son portefeuille ne soit pas susceptible de toucher les activités de Québecor.

Pas de mauvaise foi

Cela dit, M. Sirois s'est bien gardé de lancer la pierre au député péquiste, qui est visé par une enquête du commissaire à l'éthique pour son intervention dans la vente de Vision Globale.

«Je ne pense pas qu'il y ait de mauvaise foi là-dessus», a estimé M. Sirois.

Candidat possible à la direction du Parti québécois, M. Péladeau s'est engagé à placer ses avoirs dans une fiducie sans droit de regard s'il devient chef. Mais il donnerait instruction de ne pas vendre les actions de Québecor que lui a léguées son père et qu'il souhaite transmettre à ses enfants.

Pour Jocelyne Cazin, ex-journaliste de TVA et conférencière au congrès de la CAQ, M. Péladeau se trouve dans une «situation extrêmement difficile».

«Très sincèrement, je ne voudrais pas être dans ses bottines, a-t-elle indiqué. S'il devient chef du PQ ou, éventuellement, premier ministre, il me semble que s'il garde ses intérêts, il n'y aura pas une journée dans sa vie où il n'y aura pas une situation de conflit.»

Elle précise que M. Péladeau ne s'est jamais immiscé dans son travail aux émissions J.E. ou Dans la mire.

Pas de coalition

En matinée, le chef de la CAQ, François Legault a indiqué que l'idée de former un gouvernement de coalition avec le Parti québécois relève de la «science-fiction». Dans son livre lancé vendredi, le député Jean-François Lisée révèle avoir proposé à Pauline Marois d'offrir des postes de ministre au chef caquiste et à la co-porte-parole solidaire, Françoise David.

«[Les membres du] Parti québécois, tant qu'ils vont garder leur option de faire un référendum sur la souveraineté, je ne vois pas comment on pourrait discuter de quoi que ce soit», a-t-il dit.

Chiffre

50%+1
L'objectif que s'est fixé - à la blague le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, pour le vote de confiance des membres, dont le résultat sera dévoilé ce matin. C'est la première fois qu'il se soumettra à ce plébiscite depuis la fondation de son parti.

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