Équilibre budgétaire: Coiteux ne compte pas sur l'argent de la collusion

Martin Coiteux n'a pas abordé le problème de... (PHOTO JACQUES BOISSINOT, LA PRESSE CANADIENNE)

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Martin Coiteux n'a pas abordé le problème de la corruption ou de la collusion dans le monde de la construction, au cours de son allocution.

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Le président du Conseil du trésor ne compte pas sur l'argent réclamé par le gouvernement auprès des entreprises qui auraient été impliquées dans des actes de collusion et de corruption pour rééquilibrer le budget de l'État.

Hier, en marge d'un discours prononcé devant les représentants du monde des partenariats public-privé (PPP), Martin Coiteux a voulu dissocier les deux processus.

« Il y a un plan de retour à l'équilibre budgétaire, et il y a aussi un plan de rétablissement d'une série de choses qui se sont passées par le passé, a-t-il dit. Ça ne va pas nécessairement l'un avec l'autre, mais on peut faire l'un et l'autre. »

Martin Coiteux se montre plus prudent sur ce terrain que le Parti québécois, qui avait déposé un projet de loi pour faciliter la récupération des sommes, ou encore que la Coalition avenir Québec (CAQ), qui a inscrit cette récupération dans son cadre financier électoral, ce printemps.

La récupération des sommes volées « est envisagée par notre gouvernement », s'est borné à dire M. Coiteux hier, dans un court point de presse. « On fait du travail là-dessus, alors il pourrait y avoir des choses qui viendront », a-t-il ajouté.

Quelques minutes avant, le président du Conseil du trésor prononçait un discours devant l'Institut pour le partenariat public-privé (IPPP), qui compte parmi ses administrateurs et ses « grands partenaires » des représentants de SNC-Lavalin, de Dessau et de CIMA+. Ces entreprises ont toutes été éclaboussées à la commission Charbonneau.

M. Coiteux n'a pas abordé le problème de la corruption ou de la collusion dans le monde de la construction, au cours de son allocution. Il a toutefois affirmé que les révélations de la commission Charbonneau avaient « ébranlé » la confiance des citoyens envers leurs institutions, tout comme le déficit budgétaire enregistré par le gouvernement Marois en 2013-2014.

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