Plan Nord: Québec crée un institut de recherche nordique

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La version 2014 du Plan Nord s'annonce cependant plus modeste et plus collée à l'avenir immédiat que celle défendue à l'origine par Jean Charest.

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Jocelyne Richer
La Presse Canadienne
Québec

Québec va mettre sur pied un institut de recherche sur le développement du Nord, première étape d'une relance attendue cet automne du Plan Nord que l'ex-premier ministre Jean Charest avait lancé en grande pompe en mai 2011.

La version 2014 du Plan Nord s'annonce cependant plus modeste et plus collée à l'avenir immédiat que celle défendue à l'origine par Jean Charest, qui en faisait le projet d'une génération, pour les 25 années suivantes, et la marque de commerce de son règne.

Le nouvel Institut nordique du Québec combinera l'expertise en recherche fondamentale et appliquée de trois grandes institutions: l'Université Laval, l'Université McGill et l'Institut national de recherche scientifique (INRS).

L'annonce a été faite mercredi, en conférence de presse, par le ministre des Ressources naturelles et responsable du Plan Nord, Pierre Arcand, entouré du recteur de l'Université Laval, Denis Brière, de la vice-chancelière de l'Université McGill, Suzanne Fortier, et du recteur de l'INRS, Daniel Coderre.

M. Arcand a dit qu'il s'agissait d'«un moment particulièrement historique» pour le développement du Nord québécois.

Une somme de 3 millions de dollars, puisée à même le Fonds du Plan Nord, avait été mise de côté dans le dernier budget Leitao pour créer le nouvel institut multidisciplinaire, axé sur les sciences sociales, les sciences de la nature, les sciences de la santé et le génie.

L'institut n'aura pas pignon sur rue, ses chercheurs étant répartis dans ses différentes composantes universitaires à Québec et à Montréal. Une présence sera aussi assurée à Kuujjuaq.

Québec devra embaucher un directeur général et une équipe de chercheurs, dont le nombre n'a pas été précisé. La direction de l'institut devra coordonner le travail des chercheurs impliqués, en collaboration avec la Société du Plan Nord que Québec est aussi en train de créer, grâce à un projet de loi présentement à l'étude.

«Le niveau de connaissance du territoire» nordique fait défaut actuellement, a fait valoir le ministre Arcand.

«Nous avons besoin de connaissances solides sur ce territoire, ses habitants et son environnement», a-t-il ajouté.

L'institut aura donc pour mandat de fournir aux décideurs «les savoirs si nécessaires, les savoirs scientifiques et techniques, qui sont importants pour le développement du Nord québécois», a-t-il dit.

En novembre ou décembre, le gouvernement Couillard doit rendre publique une nouvelle mouture du Plan Nord de 2011. Québec y énumérera une série d'initiatives à réaliser durant la période 2015-2020.

Un nouveau site Web est aussi en préparation pour informer d'éventuels investisseurs sur les possibilités offertes par l'exploitation du territoire situé au nord du 49e parallèle.

En mai 2011, le Plan Nord, annoncé comme le plus important projet de développement durable pour l'avenir du Québec, devait entraîner sur ce territoire 80 milliards de dollars d'investissements publics et privés en 25 ans.

Il incluait l'objectif de soustraire à toute activité industrielle la moitié du territoire du Plan Nord. Le réseau d'aires protégées devait s'étendre sur au moins 12% de la superficie avant 2015. De plus, 100 millions d'arbres devaient être plantés pour assurer le reboisement du Québec et de nouveaux parcs nationaux devaient être créés.

Entre 2011 et 2036, le projet devait avoir permis de créer ou consolider 20 000 emplois par an et générer, au total, 14 milliards de dollars de retombées dans les coffres de l'État.

Il est difficile d'évaluer dans quelle mesure le Plan Nord a rempli ses promesses après trois ans et demi, et compte tenu du règne péquiste pendant 18 mois.

Le territoire, immense, couvre 1,2 million de kilomètres carrés et correspond aux deux tiers du Québec, incluant le Nunavik, la Baie James, le nord du Saguenay-Lac-Saint-Jean, la Côte-Nord et la Basse-Côte-Nord.

Fin octobre, le premier ministre Philippe Couillard fera la promotion du Plan Nord au cours d'une mission qui le mènera en Chine puis en Islande.

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