Couillard vante le Québec auprès des Américains

Selon le premier ministre, les Américains ont eu... (Photo Bernard Brault, archives La Presse)

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Selon le premier ministre, les Américains ont eu l'impression «qu'il y a eu un arrêt du Plan Nord entre les deux mandats du gouvernement (libéral) et qu'il n'y a pas eu de signaux positifs pour l'investissement ou pour le développement», a-t-il confié à la suite d'une allocution.

Photo Bernard Brault, archives La Presse

Yves Schaeffner
La Presse Canadienne
NEW YORK

Trois ans après Jean Charest, un an et demi après Pauline Marois, le premier ministre Philippe Couillard a présenté mardi après-midi les priorités de son gouvernement et sa version du Plan Nord devant les membres de la Foreign Policy Association (FPA) à New York.

Si les auditeurs inattentifs du FPA peuvent être pardonnés s'ils confondent quelque peu les trois versions du Plan Nord qui leur ont été présentées au cours des trois dernières années, le premier ministre Couillard est convaincu que sa mouture est la plus attrayante pour les investisseurs étrangers.

Selon lui, les Américains ont eu l'impression «qu'il y a eu un arrêt du Plan Nord entre les deux mandats du gouvernement (libéral) et qu'il n'y a pas eu de signaux positifs pour l'investissement ou pour le développement», a-t-il confié à la suite de son allocution devant une salle comble de plus de 300 personnes.

Dans son discours d'une vingtaine de minutes, M. Couillard a vanté en long et en large les mérites du Québec, de son hydroélectricité jusqu'à ses universités en passant par le talent de Xavier Dolan, en plus de présenter sa vision pour relancer l'économie québécoise.

«Mon objectif était d'envoyer un signal très fort qu'à Québec, il y a un gouvernement stable pour les prochaines années, un gouvernement qui a une attitude positive envers l'investissement et l'emploi, qui va relancer l'économie et qui va remettre les finances publiques en ordre», a-t-il précisé avant d'ajouter croire que «ce message-là est bien passé».

Le premier ministre a présenté un programme en cinq points à son auditoire. Il a parlé du Plan Nord, de sa stratégie maritime, des PME, de l'exploitation des ressources naturelles et de la réduction des gaz à effet de serre.

Comme la veille, lors de l'inauguration de la «Semaine du climat», il a souligné les aspects positifs du marché du carbone entre le Québec et la Californie, tant pour l'environnement que les finances publiques.

Comme toujours dans ce genre de présentation, l'auditoire de la Foreign Policy Association a semblé bien recevoir le discours du premier ministre. Certains, comme Frédéric Brassard, vice-président de Fiera Axium Infrastructure, une firme québécoise spécialisée en investissement, se sont même montrés très enthousiastes.

«Il a dit exactement ce qu'on espère qu'un premier ministre va dire. Le message est très bien calibré pour attirer l'intérêt des Américains sur les opportunités québécoises. (...) C'est bon d'entendre cela comme investisseur», a soutenu le Québécois établi à New York.

Après son discours tenu au chic hôtel St. Regis, le premier ministre devait s'entretenir avec des journalistes de l'agence de presse Bloomberg et conclure ainsi son séjour de deux jours à New York.




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