Le PQ exige l'arrêt des travaux de forage à Cacouna

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Le ministre du Développement durable, David Heurtel, a donné le feu vert à TransCanada le mois dernier pour la réalisation de forages géotechniques à Gros-Cacouna dans le Bas-Saint-Laurent.

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Martin Ouellet
La Presse Canadienne
Québec

Le Parti québécois exige l'arrêt des travaux de la compagnie albertaine TransCanada au large de Cacouna et à Saint-Augustin-de-Desmaures.

Les députés Sylvain Gaudreault et Bernard Drainville ont livré, mercredi, une charge à fond de train contre l'oléoduc Énergie Est, un projet qu'ils jugent désastreux sur le plan environnemental et qui se résume, selon eux, à faire du Québec «une autoroute pour sortir le pétrole des sables bitumineux».

Porte-parole de l'opposition officielle en matière de développement durable, M. Gaudreault a accusé le gouvernement libéral de faire preuve «d'aplaventrisme» devant TransCanada et les autorités réglementaires canadiennes.

L'attitude du gouvernement libéral donne l'impression que les intérêts de TransCanada ont «préséance sur l'intérêt public» a pour sa part dénoncé M. Drainville, porte-parole du PQ en matière d'énergie.

Le ministre du Développement durable, David Heurtel, a donné le feu vert à TransCanada le mois dernier pour la réalisation de forages géotechniques à Gros-Cacouna dans le Bas-Saint-Laurent. Ces travaux doivent servir à déterminer les emplacements pour le futur terminal et les réservoirs de stockage de pétrole. Des forages ont aussi été autorisés sur le fleuve à la hauteur de Saint-Augustin-de-Desmaures, près de Québec, à proximité d'une réserve naturelle.

Une fois en service en 2018, l'oléoduc transporterait environ 1,1 million de barils de pétrole brut par jour de l'Ouest canadien vers des raffineries du Québec et des Maritimes.

Le Parti québécois redoute les impacts du projet et des travaux en cours sur la biodiversité et sur les populations de bélugas du Saint-Laurent. Outre l'arrêt des travaux exploratoires, il réclame la convocation d'urgence du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE).

«Il faut que le gouvernement affirme haut et fort que la compétence en matière d'environnement, ultimement, relève d'une décision des Québécois, du gouvernement du Québec, de l'État du Québec. Il faut le dire et il faut l'affirmer. C'est ce qu'on plaide. C'est du nationalisme environnemental, c'est de la souveraineté verte, appelez-la comme vous voulez, mais c'est certainement la capacité du Québec de dire haut et fort ce qu'il veut sur son territoire en matière d'environnement», a déclaré M. Gaudreault, un candidat pressenti à la chefferie du PQ.




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