Projet-pilote: des limites de vitesse modulables

Le ministre des Transports, Robert Poëti, songe à... (PHOTO: FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE)

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Le ministre des Transports, Robert Poëti, songe à installer sur des artères urbaines de Montréal des panneaux qui permettront de moduler la vitesse maximale permise en fonction, entre autres, des heures de pointe.

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Le ministère des Transports testera dès l'automne des panneaux électroniques qui permettront de modifier la vitesse permise en fonction de la météo ou du degré de congestion routière.

Des projets-pilotes seront lancés à l'automne à Montréal et à Québec, a confirmé le ministre Robert Poëti à La Presse, hier. Le lieu exact de leur implantation reste toutefois à être annoncé.

Dans la matinée, il a affirmé sur le réseau Cogeco qu'il est aussi en train «de regarder» la possibilité d'imiter le Nouveau-Brunswick en permettant la conduite à 110 km/h sur certaines autoroutes québécoises. Il a brusquement appliqué les freins au cours de la journée, assurant qu'il n'y avait pas de «réflexion» en cours et qu'il ne s'agissait surtout pas d'une priorité.

«Je ne suis pas d'avis qu'il faut augmenter la vitesse sur les autoroutes», a-t-il dit en entrevue téléphonique. «On est dans une période où on fait énormément de travaux», a ajouté M. Poëti, avant de rappeler que les statistiques démontrent le danger inhérent à la circulation à grande vitesse.

Toutefois, «si on décidait de changer la vitesse [maximale permise] sur les autoroutes - supposons qu'on dirait que c'est à 110 km/h -, il faudrait qu'on se dote d'équipement technologique qui nous aide à faire respecter ça», a-t-il dit.

Le ministre pense notamment à des systèmes de bornes qui permettent de calculer la vitesse moyenne à laquelle une automobile a parcouru un tronçon de route. Objectif: faire ralentir les conducteurs sur une grande distance plutôt que de façon ponctuelle, comme le fait un policier ou un radar photo en bordure de route.

«Ce n'est pas pour moi une priorité ou un dossier sur lequel on travaille. Je n'ai pas demandé [au ministère] de travailler là-dessus», a-t-il nuancé.

Contre l'augmentation de la vitesse permise

Jean-Marie de Koninck, président de la Table québécoise de la sécurité routière, semble d'accord avec les arguments du ministère des Transports.

«Une augmentation de la vitesse moyenne pratiquée de 1 km/h entraîne automatiquement une détérioration du bilan routier de 3% sur l'autoroute», a-t-il dit en entrevue téléphonique depuis l'Europe.

«Je ne vois pas comment la Table [québécoise de la sécurité routière] ferait une recommandation au ministre d'augmenter les limites de vitesse», a-t-il ajouté.

Quant aux panneaux qui permettront de moduler la vitesse maximale permise, ils ne seront pas installés sur les autoroutes, mais plutôt sur des artères urbaines, a précisé M. Poëti.

Le ministre a évoqué l'exemple d'une route dont la vitesse maximale permise augmenterait de 10 km/h en dehors des périodes de pointe.

«Aujourd'hui, avec la technologie, ce n'est pas compliqué, a-t-il dit. C'est accessible, c'est facile.»




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