Vente partielle d'Hydro-Québec: Couillard clôt le débat

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Le premier ministre Philippe Couillard

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(Québec) Le premier ministre Philippe Couillard a clairement fermé la porte à toute vente d'actifs du gouvernement, y compris Hydro-Québec, cet avant-midi à l'Assemblée nationale.

Depuis que l'idée a été évoquée par un groupe d'experts juste après les élections, c'est la première fois que M. Couillard exclut complètement d'emprunter cette avenue.

«Il n'y aura pas de mise en vente d'actifs», a affirmé le premier ministre en réponse à une demande de clarification que lui adressait le chef de l'Opposition Stéphane Bédard. «Le gouvernement n'entend pas mettre en vente des actifs de l'État [...] Nous n'avons pas cette intention. Non pas pour des raisons dogmatiques, mais pour des raisons d'efficacité financières.»

Les comités mis sur pied pour identifier des économies à réaliser au sein de l'appareil public n'ont pas pour mandat de se pencher sur les sociétés d'État, a-t-il ajouté. «Cependant, on ne dit pas à ces commissions : Vous n'avez pas le droit de parler de ci, vous n'avez pas le droit de réfléchir à cela. On va leur laisser faire leur travail puis ils viendront avec des suggestions.»

Hier, le président du Conseil du trésor Martin Coiteux avait affirmé que «tout» était «sur la table» pour solutionner les problèmes budgétaires du Québec. Par la suite, il avait précisé qu'il ne parlait que des programmes gouvernementaux, et pas des sociétés d'État.

«Correction très ponctuelle»

Peu importe le bénéfice financier réalisé, a expliqué le premier ministre, la vente d'actifs ne serait pas une solution structurelle pour le trésor public. Elle constituerait «une correction très ponctuelle à un problème budgétaire qui nous engage pour des années», a dit M. Couillard.

«C'est un atout considérable pour le Québec, de compter sur ses sociétés d'État qui amènent des revenus considérables et leur mise en vente, ça a été vu ailleurs, n'est pas nécessairement à l'avantage des citoyens. Alors, on l'a déjà dit et on le répète, ce n'est pas de ça qu'on discute.»

M. Bédard a livré essentiellement le même plaidoyer, faisant valoir que la vente d'actifs - qualifiée de «vente de feu» - était une approche «à courte vue qui viendrait aggraver la situation des finances publiques pour les générations futures».




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