Mon slogan est meilleur que le tien...

Signe que les élections approchent, les libéraux ont... (Photo André Pichette, La Presse)

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Signe que les élections approchent, les libéraux ont apposé leurs premières pancartes tard hier dans la circonscription de Mercier.

Photo André Pichette, La Presse

La campagne électorale n'est pas encore déclenchée que les partis politiques se font la lutte sur le front... du slogan électoral. Déjà, hier, le public pouvait comparer et critiquer les slogans du Parti libéral (PLQ) et de la Coalition avenir Québec (CAQ).

«Ensemble, on s'occupe des vraies affaires.» Tel sera le slogan du Parti libéral, a-t-on appris lundi. Hier, c'était au tour de la CAQ d'afficher ses couleurs avec sa formule «On se donne Legault». Les deux slogans ont provoqué de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux. Sur Twitter, le chroniqueur politique au quotidien The Gazette Don Macpherson a concédé la victoire au PQ pour ce premier acte. «J'ai vu les slogans du PLQ et de la CAQ. Je suis prêt à donner la victoire au PQ sans avoir vu son slogan.»

Le slogan de campagne fait beaucoup jaser, mais surestime-t-on son importance? «Ça ne veut rien dire, ça n'a aucun effet sur l'électorat, sauf en de rares occasions, affirme Robert Asselin, professeur à l'École supérieure d'affaires publiques et internationales à l'Université d'Ottawa. Dans deux ou trois jours, on n'en parlera plus et on sera passés à autre chose.»

«C'est quelque chose de très temporaire, ça ne laisse pas beaucoup de traces, précise Bernard Motulsky, professeur à la faculté de communications de l'UQAM. Ça permet surtout à un parti de centrer son message autour d'une idée. Le slogan est d'abord utile pour les troupes et les militants. Ça sert à leur rappeler que c'est autour de cette idée centrale qu'on veut communiquer pendant la campagne.»

«Maîtres chez nous»

Le slogan parfait, celui qui marquera l'histoire, est donc plutôt rare. Spontanément, nos deux experts ont évoqué «Maîtres chez nous» de Jean Lesage, en 1962, lorsque nous leur avons demandé de nommer un slogan qui avait marqué l'électorat québécois. Mais encore là, le contexte de l'époque était propice à une telle formule. «Un tel slogan n'aurait pas le même impact en 2014», admet Bernard Motulsky.

«Un bon slogan n'est pas facile à trouver», affirme Robert Asselin. Cependant, si une telle accroche ne fait pas gagner une campagne électorale, personne ne veut prendre le risque de ne pas en avoir une. «La communication politique n'est pas un domaine où l'on veut prendre des risques, avance Bernard Motulsky. Aucun parti n'a envie d'essayer de gagner une campagne sans slogan.»




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