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Lisée perd sa directrice de cabinet adjointe à cause de la Charte

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Jean-François Lisée

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Charte de la laïcité

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Charte de la laïcité

Le gouvernement Marois a déposé son projet de Charte sur les «valeurs de laïcité» l'automne dernier. Le texte propose, entre autres, l'interdiction du voile intégral dans les services publics, des balises pour les accommodements raisonnables ainsi que la neutralité de l'État et l'interdiction du port de signes religieux ostentatoires. Suivez les développements. »

(Québec) La Charte de la laïcité ne fait pas l'unanimité dans le gouvernement péquiste. La chef de cabinet adjointe du ministre Jean-François Lisée, Christine Fréchette, a démissionné vendredi dernier pour ne pas devoir défendre ce projet durant la campagne électorale, a appris La Presse.

Jointe hier en fin de journée, Mme Fréchette a confirmé la nouvelle. «C'était une décision difficile à prendre. J'adorais travailler avec notre équipe. Mais j'éprouve un malaise avec le projet de charte du Parti québécois [PQ]», a avoué la politologue et ex-coordonnatrice de la Chaire d'études du Mexique contemporain au Centre de recherches et d'études internationales de l'Université de Montréal.

«Valeurs irréconciliables»

Mme Fréchette parle de «valeurs irréconciliables». Elle est restée en poste au cours des derniers mois, car elle espérait qu'au terme de la commission parlementaire, le gouvernement péquiste atténue l'interdiction du port de signes religieux ostentatoires pour tous les employés de l'État. Mais l'étude du projet de loi sera arrêtée par le déclenchement de la campagne électorale. Et le PQ veut demander une majorité au lieu de chercher un compromis. «Ce sera un volet important de la campagne, et je ne suis pas à l'aise de défendre cette position», a-t-elle indiqué.

Mme Fréchette dit ne pas être amère et ne veut pas partir avec fracas. Elle refuse d'ailleurs de préciser pourquoi elle s'oppose à l'interdiction du port de signes religieux pour tous les fonctionnaires. «Honnêtement, mon geste parle de lui-même. Je ne veux pas partir en cavale. On a déjà entendu les arguments des deux camps, je n'en ajouterai pas.»

Jean-François Lisée, ministre des Relations internationales, du Commerce extérieur et de la Métropole, s'est dit «attristé» par cette démission. «Mais il la respecte», a rapporté Mme Fréchette.

La politologue, qu'on a souvent entendue commenter l'actualité américaine dans les médias et qui a organisé plusieurs colloques internationaux, ne part pas pour un autre emploi. «La suite pour moi n'est pas écrite», dit-elle.




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