UPAC: de la permanence du PLQ à Schokbéton

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Marc Bibeau (photo datée de 2008).

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L'Unité permanente anticorruption a perquisitionné en novembre dans des entreprises de l'organisateur libéral Marc Bibeau, après avoir saisi des courriels jugés compromettants à la permanence du Parti libéral du Québec, révèlent des documents rendus publics hier.

Les policiers y précisent qu'ils enquêtent depuis août 2012 sur une affaire de financement illégal par des entreprises et de possible corruption de fonctionnaire. Une partie des documents présentés en novembre par l'UPAC pour justifier une série de perquisitions dans diverses entreprises de Marc Bibeau, décrit comme le «grand argentier du PLQ, un stratège», a été libérée hier.

Lourdement caviardé, l'un des mandats décrit les raisons justifiant une visite policière chez Centres d'achats Beauward, une entreprise établie à Saint-Eustache propriétaire de centres commerciaux en périphérie de Montréal. On apprend dans le document que cette perquisition a été effectuée dans la foulée de la visite à la permanence du PLQ, le 9 juillet 2013. Une analyse des données informatiques saisies révélerait que «plusieurs courriels sont échangés relativement à des enveloppes à remettre ou à recevoir chez Schokbéton», peut-on lire. Le nom des personnes impliquées dans ces échanges a été caviardé.

Le document ajoute que l'UPAC s'est tout particulièrement intéressée en juillet à un document énumérant 20 activités de financement. Celles-ci auraient permis au parti de récolter 700 615$. Une personne visée par l'enquête - mais dont le nom a été caviardé - «aurait amassé pour 428 150$ pour une seule activité», précise le mandat. Les policiers disent entretenir des doutes sur la provenance de ces fonds. La perquisition de novembre chez Beauward s'inscrit en effet dans le cadre d'une enquête sur des «dons d'entreprises», une pratique illégale. Le dossier précise qu'une partie des faits reprochés se sont déroulés chez Schokbéton.

Soulignons qu'aucune accusation n'a été portée contre les personnes visées par ces mandats de perquisition.




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