«Jour J» pour le déclenchement des élections, le 7 avril

La première ministre Pauline Marois paraît vouloir mettre... (Photo Étienne Ranger, Le Droit)

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La première ministre Pauline Marois paraît vouloir mettre à profit la remontée de son parti dans les sondages.

Photo Étienne Ranger, Le Droit

(QUÉBEC) Gagnée par l'effervescence et les conseils de ses stratèges, Pauline Marois a mis de côté son plan de match original. Tout indique qu'elle déclenchera dès cette semaine, très probablement mercredi, des élections générales pour un scrutin le 7 avril.

Les affiches des candidats péquistes sont déjà livrées dans les locaux de campagne de plusieurs candidats. À la permanence du parti, à Montréal, on s'installait en fin de semaine. Mme Marois doit passer au début de la semaine pour galvaniser les troupes. Elle n'aura pas d'interventions publiques avant mercredi, pour le Conseil des ministres.

Mme Marois paraît vouloir mettre à profit la remontée de son parti dans les sondages. CROP voyait une hausse de 5% pour le PQ, à 40% dans son enquête de février, une tendance observée par la maison de sondage depuis décembre dernier. Certains craindraient qu'en attendant davantage, le gouvernement perde sa lancée. Mais il n'y a pas eu de mouvement tangible au Conseil des ministres pour lui demander de presser le pas, confiera un témoin. Même des ministres importants, dans des conversations privées la semaine dernière, semblaient tenir pour acquis que le scrutin se tiendrait le 14 avril.

Mais des militants qui avaient été conscrits pour un «jour J» le 14 avril, la date initiale des élections, ont été rappelés cette semaine avec une nouvelle cible, celle du 7 avril.

Une directive a circulé en fin de semaine parmi les bénévoles: pas question de tweeter à l'avance des photos de candidats. La permanence voulait mettre fin à l'impatience des militants; l'un deux avait tweeté qu'il irait poser des pancartes mardi soir, un message vite effacé.

L'autocar de campagne du PQ est prêt, a-t-on appris. Du côté libéral, on promet de prendre la route dès mercredi, quelle que soit la décision de Mme Marois. À la CAQ, les organisateurs affirment aussi être prêts à prendre la route, mais ils ne pourront cette fois compter sur l'annonce d'un candidat-vedette comme Jacques Duchesneau pour propulser leur campagne.

Pour le PQ, il ne reste qu'à devancer la réunion des présidents, prévue pour le 15 mars à Sherbrooke. Cette réunion doit être transformée en conseil national en bonne et due forme pour l'adoption de la plate-forme électorale. Surtout, elle doit se tenir dans les cinq jours suivant la date du déclenchement. On parle désormais de la fin de semaine prochaine, à Montréal.

Du côté des candidatures, de bonnes circonscriptions pour le PQ restent à pourvoir: Saint-Jérôme et Montarville, par exemple. On promet une grosse pointure économique. En attendant, il est probable que le président du parti, Raymond Archambault, ne se présentera pas dans Groulx comme prévu.

Dans les cabinets, ceux qui auront à travailler au quartier général de Montréal ont aussi eu le feu vert pour cette semaine.

Les responsables de la sécurité des personnes à la Sûreté du Québec avaient tenu avec les trois principaux partis, il y a deux semaines, des discussions clairement orientées vers un scrutin le 14 avril.

Ces mêmes responsables ont rappelé à la hâte les partis vendredi dernier afin de solliciter de nouvelles rencontres d'urgence. Certaines ont eu lieu en fin de semaine. La SQ réclamait un avant-projet d'itinéraire pour les six premiers jours de la campagne du chef.




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