Élections: les voyants sont au vert pour Marois

Selon le plus récent sondage CROP/La Presse, le... (Photo: Olivier Pontbriand, archives La Presse)

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Selon le plus récent sondage CROP/La Presse, le Parti québécois de Pauline Marois obtiendrait 40% des intentions de vote des Québécois si des élections avaient été déclenchées cette semaine.

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(Québec) Sur le tableau de bord de Pauline Marois, tous les voyants sont au vert. Elle peut sans hésiter appuyer sur l'accélérateur pour déclencher des élections générales. Le Parti québécois est propulsé en tête dans les intentions de vote et aurait décroché une victoire décisive si des élections avaient eu lieu cette semaine.

Et, selon les sources de La Presse, tout est désormais en place pour un déclenchement le 11 mars pour un scrutin le 14 avril, juste avant Pâques. L'Assemblée nationale suspend ses travaux le jeudi 20 février, avec le dépôt du budget pour deux semaines de relâche scolaire. Déjà, on avait éliminé un déclenchement le 26 février à cause d'une annonce de Mme Marois dans l'Outaouais. Le mercredi suivant, le 5 mars pose aussi des problèmes à l'organisation péquiste. En reportant d'une semaine on évite, en prime, de perturber les semaines de relâche scolaire.

Logiquement, le décret devrait tomber le mercredi suivant, le 12, mais pour éviter de revenir à l'Assemblée nationale, Mme Marois passera, la veille, visiter le lieutenant-gouverneur pour lui demander de dissoudre la législature. Avec une campagne de 34 jours, les Québécois passeraient aux urnes le 14 avril, a-t-on appris de source péquiste.

Le PQ majoritaire

Dans son dernier coup de sonde réalisé auprès de 1000 internautes du 13 au 16 février, la maison CROP constate que désormais, 40% des Québécois ont l'intention de voter pour le Parti québécois, une augmentation de 5% en un mois. Pendant ce temps, le PLQ baisse d'un cran, passant de 35 à 34%. Ex aequo en janvier, les deux partis sont désormais clairement départagés: le parti de Pauline Marois a acquis six points d'avance, ce qui l'amène en territoire majoritaire, constate Youri Rivest, le vice-président de CROP.

Seul bémol: le PQ est allé chercher beaucoup de ces nouveaux appuis chez les indécis, un électorat moins politisé, plus susceptible de ne pas voter. Au brut, les indécis baissent de 4 points, à 14%, tandis que Québec solidaire cède 2 points - le PQ profite de l'essentiel de ces déplacements avec une remontée de 5 points, au brut, de 29 à 34%.

«Le PQ n'a pas pris de votes aux libéraux ou à la Coalition avenir Québec. Les indécis, c'est plus fragile. Souvent, ce sont des gens qui sentent le vent, observent que cela va bien pour Mme Marois actuellement», explique M. Rivest.

Pendant ce temps, la Coalition avenir Québec de François Legault piétine à 16%, le même score que le mois dernier.

Québec solidaire, stable à 10% depuis trois mois, baisse subitement à 7%, contribuant à l'impulsion du Parti québécois.

Une meilleure perception de Marois

Le nouveau sondage CROP/La Presse indique que Pauline Marois a subitement gagné cinq points comme «meilleure première ministre», un constat qui, selon Youri Rivest, vice-président de la maison de sondage, pèse aussi lourd pour le PQ que la montée dans l'intention de vote. Avec 30% des gens qui la voient comme meilleure première ministre, elle devance maintenant de huit points son rival Philippe Couillard. Le mois dernier, les deux étaient ex aequo à 25%. Avec 30%, Mme Marois fait son meilleur score depuis son élection. François Legault est en queue de peloton et marque le pas avec 13%, un recul de 2%.

Méthodologie

La collecte de données en ligne s'est déroulée du 13 au 16 février 2014 par le biais d'un panel web. Au total, 1000 questionnaires ont été remplis. Les résultats ont été pondérés afin de refléter la distribution de la population adulte du Québec selon le sexe, l'âge, la région de résidence, la langue maternelle et le niveau de scolarité des répondants. De plus, une série de questions tirées de notre vaste étude annuelle Panorama (anciennement appelée 3SC) portant sur les valeurs ont été ajoutées au questionnaire. Ceci nous permet de pondérer l'échantillon en fonction des valeurs personnelles des répondants à partir d'un échantillon probabiliste. Notons que compte tenu du caractère non probabiliste de l'échantillon, le calcul de la marge d'erreur ne s'applique pas.

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