Lisée demande à Lebel d'aider le Québec plutôt que de lui faire la leçon

Selon Jean-François Lisée, la nécessité de réformer la gouvernance... (Photo Ivanoh Demers, Archives La Presse)

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Selon Jean-François Lisée, la nécessité de réformer la gouvernance du Fonds est un fait acquis par toutes les parties concernées.

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Pierre Saint-Arnaud
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Le ministre des Relations internationales et responsable de la métropole, Jean-François Lisée, demande au ministre fédéral de l'Infrastructure, Denis Lebel, de défendre et de représenter le Québec plutôt que de faire la leçon aux Québécois.

Le ministre des Affaires intergouvernementales, Denis Lebel.... (Photothèque La Presse) - image 1.0

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Le ministre des Affaires intergouvernementales, Denis Lebel.

Photothèque La Presse

M. Lisée n'a pas mâché ses mots à l'endroit du ministre Lebel qui, dans une entrevue au quotidien La Presse, s'est désolé de ce qu'il qualifie de dépendance grandissante du Québec face au Canada alors que la province s'apprête à recevoir le montant de péréquation le plus élevé de son histoire, soit 9,3 milliards $ en 2014-2015.

«Je trouve ça extraordinaire que quelqu'un qui est élu par des Québécois pour nous représenter à Ottawa nous fasse la leçon. Je ne pense pas qu'un ministre fédéral de l'Ontario aurait l'indécence de dire aux Ontariens: vous savez, vous êtes en train de vous appauvrir parce que, pour la première fois de notre histoire, l'Ontario reçoit de la péréquation», s'est indigné M. Lisée.

Il a fait valoir que les Québécois reçoivent, par habitant, la plus petite part de péréquation de tout le Canada.

Puis, il a accusé le gouvernement fédéral d'être en grande partie responsable de la situation.

«C'est quand la dernière fois qu'un ministre fédéral est venu annoncer un investissement important au Québec?», a-t-il demandé, soulignant que la première ministre Pauline Marois, elle, multiplie les annonces d'investissement et de création d'emplois.

Selon le ministre Lisée, Ottawa soutient pourtant à coups de milliards de dollars l'industrie automobile en Ontario, la construction navale dans les provinces maritimes et le développement des sables bitumineux en Alberta.

«M. Lebel, tout ce qu'il nous dit (quand il vient au Québec) c'est qu'il a un pont fédéral qui est en train de s'écrouler et il ne veut même pas payer pour le réparer. Il veut que ce soient les Montréalais avec le péage qui paient pour ça», a-t-il dit.

Reprenant un thème qui est cher aux péquistes, M. Lisée a fait valoir que le Québec préférerait de loin obtenir sa part des investissements fédéraux plutôt que des paiements de péréquation.




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