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Le PLQ et la laïcité: Houda-Pepin forcée de se rallier

Dimanche en fin de journée, Fatima Houda-Pepin aurait reconnu... (Photo: Ivanoh Demers, archives La Presse)

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Dimanche en fin de journée, Fatima Houda-Pepin aurait reconnu qu'elle n'avait d'autre choix que de se rallier à la position du PLQ, selon des collègues.

Photo: Ivanoh Demers, archives La Presse

(Québec) Pénible sortie de crise pour le Parti libéral du Québec. Après une réunion tendue, émotive, samedi, la députée de La Pinière Fatima Houda-Pepin devrait, à contrecoeur, se pointer à Québec lundi après-midi au caucus spécial ou l'ensemble des députés doit se rallier autour d'une position commune sur le port de signes religieux.

Après plus de cinq heures de réunion, en début d'après-midi, samedi, Mme Houda-Pepin a quitté la douzaine de collègues députés rassemblés à la permanence du PLQ sans préciser ses intentions. Elle n'a pas indiqué si elle comptait se rallier au consensus concocté par l'ex-bâtonnier Gilles Ouimet sur la question délicate du port du voile. Elle n'a pas davantage laissé prévoir si elle comptait assister à compter de 14 h à la réunion officielle du caucus libéral à l'Assemblée nationale.

Dimanche en fin de journée, des collègues proches de la passionaria de Brossard étaient convaincus que, désormais confrontée à un mur, elle reconnaissait qu'elle n'avait d'autre choix que de se rallier à la position du PLQ, sans trop tergiverser.

Son attitude cassante en a irrité plus d'un. Même l'un de ses confidents, un député des régions, en lien par téléphone avec ses collègues en réunion s'est interrogé à voix haute samedi sur sa capacité à travailler en équipe.

Se soumettre ou se démettre

Mme Houda-Pepin a vexé ses collègues en laissant tomber que le président du comité, M. Ouimet, avait «plagié» certaines de ses idées, en les intégrant dans sa proposition. Elle avait même pris ombrage que Philippe Couillard s'avance sur ces questions sans lui demander son avis, dans son discours de prestation de serment à l'Assemblée nationale. On lui a fait comprendre sans prendre de gants blancs que le caucus devrait travailler en collégialité, qu'elle n'était pas propriétaire de ce débat qui sera central aux prochaines élections générales.

Car le signal est venu de haut; absent de la réunion - il était chez lui à Saint-Félicien - le chef libéral a fait savoir qu'à la sortie du caucus d'aujourd'hui il faudrait se soumettre ou se démettre. Si Mme Houda-Pepin ne pouvait adhérer à la position adoptée par ses pairs, elle n'avait qu'à quitter le caucus libéral, lui a-t-il fait savoir, ont confié des sources présentes à ces délibérations difficiles. À l'issue du caucus, tous les députés devront se rallier sans nuances à la position adoptée.

Mme Houda-Pepin s'était fait accompagner de sa présidente d'association de circonscription, Céline Vaillancourt, une alliée jugée utile parce que cette dernière avait beaucoup travaillé à la campagne à la direction de Philippe Couillard. Parmi la douzaine d'élus et de bénévoles, les députés Guy Ouellet, Kathleen Weil, Rita De Santis, Marc Tanguay, étaient présents avec Gilles Ouimet. Dominique Vien et Norbert Morin, respectivement de Bellechasse et de la Côte-du-Sud participaient par téléconférence.




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