PLQ: les candidates portant le tchador seront bienvenues

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Le tchador est ce grand voile noir qui recouvre tout le corps et la tête de la femme, mais laisse voir son visage.

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Jocelyne Richer
La Presse Canadienne
Québec

L'Assemblée nationale du Québec pourrait-elle un jour compter en ses rangs une députée, voire une ministre, portant un tchador?

La question se pose, depuis que le Parti libéral du Québec (PLQ) a annoncé sa position sur le port de signes religieux chez les employés de l'État, en dénonçant toute interdiction, en autant que le visage reste découvert.

Le tchador est ce grand voile noir qui recouvre tout le corps et la tête de la femme, mais laisse voir son visage. Il est porté, de gré ou de force, par des femmes musulmanes de divers pays, dont l'Iran et l'Arabie saoudite.

Le porte-parole libéral en matière de laïcité, le député Marc Tanguay, se dit «tout à fait» à l'aise avec l'idée de côtoyer un jour des élues dont tout le corps serait ainsi soustrait au regard des autres, pudiquement caché sous un épais voile noir.

Aussi, des candidates libérales portant le tchador seraient les bienvenues dans l'équipe lors des prochaines élections générales, a dit l'ancien président du parti, en entrevue téléphonique à La Presse Canadienne, mardi.

Le respect des libertés religieuses doit être exemplaire, selon le député.

«On ne peut pas jouer dans les limitations des libertés, et cette personne qui se ferait élire aurait tout à fait le droit et la légitimité démocratique d'être assise à l'Assemblée nationale», selon lui.

Et à partir du moment où on voit le visage de la femme «pour des raisons de communication, de sécurité et d'identification», le PLQ ne voit aucun problème avec cette pièce de tissu, destinée à camoufler les femmes.

Dans les milieux féministes, le tchador est généralement perçu comme un des symboles obscurantistes les plus criants de l'oppression des femmes dans le monde islamiste.

Il reviendra aux électeurs de décider s'ils sont prêts à endosser ce type de pratique vestimentaire et religieuse, le cas échéant, a-t-il fait valoir.

«Si une personne se présente avec un signe religieux, que ce soit celui-là (le tchador), la kippa ou la croix chrétienne, à ce moment-là, ce sont les gens qui décideront sur la plateforme électorale, la valeur de la candidate ou du candidat», a-t-il soutenu.




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