Le vice-premier ministre refroidit la frénésie pré-électorale

François Gendron... (Le Soleil, Yan Doublet)

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François Gendron

Le Soleil, Yan Doublet

(Québec) Les rumeurs de campagne électorale cet automne se dégonflent un peu à Québec. «Je pense que les électeurs ne souhaitent pas d'élections. J'ai le droit de dire ça. On a de l'ouvrage par-dessus la tête. Il y a toutes sortes de beaux chantiers...», a lancé le vice-premier ministre François Gendron ce matin.

M. Gendron, doyen de l'Assemblée nationale, et Jean-François Lisée, ministre des Relations internationales, sont montés au front pour taire les rumeurs, après des semaines d'annonces économiques à saveur pré-électorales faites par le gouvernement péquiste minoritaire.

«Ça prend une raison pour aller en élections. Je n'en vois pas.»

François Gendron

«Je souhaiterais qu'on vive un peu. On devrait récolter le fruit de ces politiques-là. Ça ne presse pas», a dit M. Gendron.

«On a beaucoup de choses à faire, on a des annonces à faire à Montréal et un peu partout. Moi, lundi, ce sera le Plan de commerce extérieur. Il va y avoir les véhicules électriques. Nous, on est là, a de la job, on a travaillé nos dossiers, on veut les présenter aux Québécois et on est élus pour plusieurs années», a renchéri M. Lisée.

«Comme on est un gouvernement minoritaire, on est en campagne électorale permanente. Les libéraux peuvent nous renverser. Mais on a un programme très ambitieux, on a plein de choses à faire, on n'est pas pressé d'aller voir les électeurs», a-t-il poursuivi.

Les Québécois veulent-ils une campagne électorale provinciale en novembre, immédiatement après la campagne municipale ? «Je ne sais pas. Je pense qu'ils sont très divisés», a répondu M. Lisée.

Il ajoute que malgré le «blocage» de l'opposition dans certains dossiers, comme le projet de loi sur les mines, l'Assemblée nationale n'est pas paralysée. «On gouverne, on est capable de faire avancer le Québec sur plusieurs plans». Il distingue entre l'adoption de projets de loi, difficile sous un gouvernement minoritaire, et les actions gouvernementales, comme la nouvelle politique économique, qui peuvent être adoptées sans vote. 

Un pari risqué

Selon notre dernier sondage CROP, déclencher des élections cet automne serait un pari risqué pour la première ministre Pauline Marois. Le Parti libéral mène, avec 38% des intentions de vote, devant le Parti québécois (34%), la Coalition avenir Québec (15%) et Québec solidaire (8%).




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