Sylvain Gaudreault se penche sur la prière à Saguenay

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Sylvain Gaudreault

Photo André Pichette, archives La Presse

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Alexandre Robillard
La Presse Canadienne
Québec

Le ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, a déclaré mercredi qu'il participe aux réflexions du gouvernement à propos de la récitation de la prière par les élus de la Ville de Saguenay.

M. Gaudreault n'a pas élaboré davantage mais il a confirmé la démarche évoquée mardi par son collègue ministre des Institutions démocratiques, Bernard Drainville.

«C'est sûr qu'on est consultés et on travaille en collaboration, nos deux ministères, ne soyez pas inquiets là-dessus», a-t-il dit lors d'un bref point de presse.

L'attaché de presse du ministre, Yann Langlais-Plante, a par la suite voulu préciser que M. Gaudreault, qui est député de la circonscription de Jonquière, ne participe pas aux réflexion «de façon spécifique».

«Comme membre du gouvernement (comme tous ses collègues), ces questions sont abordées dans le cadre de différents forums de façon globale», a écrit l'attaché de presse dans un courriel.

En présentant les propositions du gouvernement en matière de laïcité, M. Drainville a déclaré que le gouvernement réfléchit à l'hypothèse de remplacer la prière par un moment de recueillement, comme c'est le cas depuis 1976 à l'Assemblée nationale.

«Sur la question de la prière, en particulier devant les assemblées délibérantes et en particulier dans les conseils municipaux, c'est une question sur laquelle le gouvernement réfléchit», a-t-il dit mardi.

En sortant du conseil des ministres, mercredi, M. Gaudreault a rappelé que la question de la prière à Saguenay pourrait encore être l'objet de débats devant les tribunaux, ce qui limite les commentaires.

«C'est encore devant les tribunaux, c'est devant la Cour suprême alors on va se garder une gêne concernant l'intervention qu'on peut faire», a-t-il dit.

Le Mouvement laïque québécois souhaite que la Cour suprême entende ses arguments, à la suite d'une décision de la Cour d'appel statuant que la pratique peut continuer à Saguenay aux assemblées publiques du conseil municipal.

La Cour d'appel a aussi autorisé Saguenay à conserver les symboles religieux comme le crucifix et une statue du Sacré-Coeur dans la salle du conseil.

Le maire de la ville, Jean Tremblay, n'était pas disponible mercredi pour commenter les réflexions en cours au sujet de la prière, a fait savoir son porte-parole, Pierre Guillot.

M. Guillot a aussi expliqué que le maire ne réagira pas prochainement aux propositions gouvernementales en matière de laïcité, prélude à un projet de loi qui doit suivre cet automne.

«Il n'a pas eu le temps de prendre connaissance de tout le document qui a été proposé, a-t-il dit. Et c'est un projet qui va probablement changer dix fois d'ici plusieurs semaines et on va prendre le temps d'analyser tout ça.»

En mai dernier, la Cour d'appel du Québec a conclu que le fait de réciter une prière et la nature de cette prière ne portent pas atteinte à la neutralité religieuse de la Ville de Saguenay. Le tribunal a soutenu que la Ville n'impose aucune orientation religieuse à ses citoyens.




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