La remise en état des routes, la priorité des Québécois

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Sans surprise, c'est surtout dans la région de Montréal que les répondants au sondage du ministère des Transports jugent plus important de s'attaquer au problème de la congestion routière.

Photo: Hugo-Sébastien Aubert, La Presse

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Les Québécois souhaitent voir le gouvernement améliorer en priorité l'état des routes avant de développer davantage les transports en commun, selon un sondage commandé par le ministère des Transports du Québec (MTQ).

Le ministère a mené au printemps dernier un vaste sondage auprès de 1434 Québécois pour connaître leurs perceptions sur les améliorations à apporter aux déplacements dans la province. Les résultats de la firme SOM, obtenus par La Presse en vertu de la Loi sur l'accès à l'information, permettent de constater que la remise en état du réseau routier, tant municipal que provincial, apparaît comme prioritaire.

Près des deux tiers des répondants ont jugé cet élément «extrêmement important», comparativement à la moitié pour le développement des services de transports en commun. En fait, les participants au sondage ont jugé plus important encore de réduire la congestion routière (56%). Sans surprise, c'est surtout dans la région de Montréal que les gens jugent plus important de s'attaquer au phénomène.

Paradoxalement, cette préoccupation pour la congestion tranche grandement avec les difficultés avec lesquelles les répondants disent vivre. En effet, 77% des répondants ont dit être faiblement affectés par la congestion en se rendant au travail ou à leur lieu d'études. Seulement 6% ont estimé que le problème est «très élevé».

Les gens ont dit perdre en moyenne 7 minutes pour se rendre au travail en raison du fort achalandage sur les routes. La perte de temps est toutefois plus élevée à Montréal, où les gens ont dit perdre près de 10 minutes par trajet.

Au gouvernement de payer

Quand vient le temps d'améliorer les transports en commun, les répondants refusent, sans surprise, d'envisager de taxer davantage les automobilistes ou de faire payer les usagers des sociétés de transport. Seule solution acceptable selon le sondage, les gouvernements fédéral et provincial devraient augmenter leur contribution.

Une forte opposition se dégage lorsqu'on questionne les Québécois sur une hausse de la taxe sur les carburants et une hausse des droits d'immatriculation. Près des deux tiers des répondants s'opposent à de telles solutions.

Bien que plus partagés, les avis s'avèrent également davantage négatifs quand vient le temps de proposer une hausse des tarifs des transports en commun, de transférer les budgets du MTQ pour les nouvelles routes aux transports en commun ou d'implanter des péages.

Les répondants se sont montrés tout aussi opposés à l'idée d'implanter des mesures région par région plutôt qu'à l'échelle de la province. Ainsi, 61% refusent de recevoir une hausse de leurs taxes municipales pour financer les transports en commun.

Par ailleurs, la firme SOM invite le MTQ à surveiller avec attention la satisfaction des usagers de transports en commun. Les auteurs du sondage soulignent que le transport en commun «jouit d'un niveau de satisfaction modéré, à surveiller, car il est significativement plus faible que les autres principaux modes de transports». Les usagers questionnés disent espérer une amélioration de la fréquence et de la rapidité du service. Les usagers disent prendre en moyenne 42 minutes pour se rendre au travail comparativement à seulement 23 pour les automobilistes, et ce, même s'ils habitent souvent moins loin de leur lieu de travail.

- Avec William Leclerc




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