Le Conseil de la souveraineté du Québec veut se rapprocher des citoyens

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À défaut de se doter d'une nouvelle identité, ce qui viendra éventuellement, le Conseil de la souveraineté du Québec s'est donné un plan d'orientation.

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Magdaline Boutros, Michel Lamarche
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

À défaut de se doter d'une nouvelle identité, ce qui viendra éventuellement, le Conseil de la souveraineté du Québec s'est donné un plan d'orientation en cinq points, samedi, qui vise à s'éloigner des formations politiques et de s'approcher davantage du citoyen.

C'est ce qu'a indiqué le président du Conseil, Gilbert Paquette, lors d'une entrevue accordée à La Presse Canadienne à l'issue de l'assemblée générale tenue samedi à Montréal.

«C'est vraiment une union par la base des militants, certains étant membres des différents partis politiques, d'autres non, mais de militants qui s'unissent pour travailler à faire avancer la souveraineté dans la population en se parlant de citoyen à citoyen. Donc, c'est vraiment la transformation du Conseil de la souveraineté en une organisation citoyenne de la société civile», a expliqué M. Paquette lorsqu'il a été invité à résumer l'ensemble des orientations du plan d'action.

Le premier point du plan d'action, a précisé M. Paquette, est de transformer le Conseil de la souveraineté en une organisation de la société civile et, parallèlement, de préparer un congrès beaucoup plus large, prévu pour 2014, auquel seront invitées toutes les principales organisations de la société civile et les personnes engagées dans la promotion de la souveraineté.

Le Conseil compte aussi appuyer à fond la phase 2 des États généraux de la souveraineté et les deux chantiers qui ont été définis au moment de l'assemblée du 6 avril dernier.

«Le premier chantier vise à définir une démarche constituante permettant au peuple québécois de définir sa propre constitution indépendamment de celle qui nous a été imposée en 1982 par le Canada», a d'abord rappelé le président du Conseil.

«Le second consiste à établir un ensemble de projets économiques qui pourront être réalisés uniquement avec la souveraineté, notamment des projets de développement durable, de commerce international, en agroalimentaire, en culture et en communication», a ajouté M. Paquette.

Mais en même temps que le Conseil veut s'approcher du citoyen, M. Paquette a reconnu que l'organisme se distancera légèrement des partis politiques.

«Certainement, dans ce sens qu'on ne va pas rencontrer les citoyens pour leur demander leur vote, mais pour leur demander de discuter avec nous de notre émancipation nationale comme peuple, ce que les partis politiques font un peu. Mais ce n'est pas toujours leur première préoccupation, car ils ont d'autres dossiers à s'occuper. Nous allons nous concentrer uniquement là-dessus», a-t-il fait savoir.

Aussi, la structure du conseil d'administration sera altérée.

«Le Conseil de la souveraineté comportait des représentants de quatre partis politiques; nous avons maintenu ça, mais ces représentants n'auront pas droit de vote et pourront assister en tant qu'observateur, ce qui accuse le caractère clairement encré dans la société civile du nouveau Conseil de la Souveraineté», a observé M. Paquette.

Mais le Conseil compte bien continuer de faire pression pour que les partis politiques travaillent de concert sur certaines questions, «surtout sur la question fondamentale de la souveraineté du Québec».

«Dans ce sens-là, on a évité de rompre le dialogue avec les formations politiques puisqu'elles vont continuer à être invitées aux réunions du conseil d'administration», a observé M. Paquette.

Le plan d'action du Conseil prévoit aussi la mise en place d'une série de mesures pour accélérer la communication politique sur la souveraineté en relation avec les dossiers d'actualité, l'instauration d'une commission de mobilisation et d'action politique afin de promouvoir et discuter du projet indépendantiste, et la création de nouveaux mécanismes de financement pour réaliser ce plan d'action.

Par ailleurs, M. Paquette a confirmé la décision du conseil d'administration de changer le nom de l'organisme, mais les propositions ont été si nombreuses, a-t-il confié, qu'il a été décidé de rassembler toutes ces suggestions avant de dévoiler la nouvelle identité.

«On veut vraiment marquer le coup, parce que c'est une transformation assez importante et une ouverture du Conseil. Ça se reflète aussi dans la composition du nouveau conseil d'administration», a déclaré M. Paquette.

Ce nouveau conseil d'administration, élu en fin d'après-midi samedi, comptera des représentants de la Société Saint-Jean-Baptiste, du réseau Cap sur l'Indépendance, du Nouveau Mouvement pour le Québec et des mouvements écologiste et féministe.

Daniel Boyer, secrétaire général de la FTQ y siégera, tandis que Jacques Létourneau, président de la CSN, s'est aussi dit intéressé à en faire partie.

L'assemblée générale a également élu au conseil d'administration le chanteur Paul Piché, l'ex-présidente de la CSN Claudette Carbonneau et la militante indépendantiste Alice Tavares Mascarenhas à titre de citoyen.




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