Sommet sur l'éducation: Québec déplore le boycott de l'ASSÉ

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Pauline Marois

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(Québec) Il y a comme un air de déjà-vu à Québec, un an après le début des grèves étudiantes. La première ministre Pauline Marois trouve « dommage » que l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) boycotte le Sommet sur l'enseignement supérieur des 25 et 26 février.

L'ASSÉ boycottera le Sommet sur l'éducation supérieure

> Blogue de l'édito: Il n'y aura pas de second «printemps érable»

« Ils se privent d'un forum, d'un lieu de prise de parole où ils auraient pu faire valoir leur point de vue. C'est dommage, mais c'est leur choix, et je le respecte », a affirmé Mme Marois jeudi. Lundi, elle avait rencontré - en vain - les représentants de l'ASSÉ pour les convaincre de participer au Sommet.

« Je trouve surprenant que l'ASSÉ, qui demandait à ne pas être exclue, se lance dans l'auto-exclusion et adopte la politique de la chaise vide », a dit de son côté le ministre de l'Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, reprenant des termes que le gouvernement Charest avait employés l'an dernier.

Mais il a voulu distinguer l'attitude du Parti québécois de celle du Parti libéral. « Moi, je ne suis pas dans la confrontation. On se souvient de la recette de l'année dernière, ça a créé une crise. On ne reproduira pas cette recette-là », a-t-il plaidé.

Selon lui, « il se prendra des décisions importantes à ce sommet qu'on prépare. Il y a des grandes réformes qui vont transformer les universités pour les 10, 15 prochaines années. Quand on n'est pas là, on ne peut pas influencer les décisions. »

Pour son collègue Jean-François Lisée, l'ASSÉ démontre qu'elle est incapable de « mettre l'eau dans son vin ». C'est la même conclusion à laquelle était arrivée le gouvernement Charest l'an dernier. La décision de l'ASSE est « malheureuse, mais ça indique que sa volonté de compromis était relativement faible. Dans une société qui aime la convivialité, la discussion, il faut avoir cet esprit de compromis », a-t-il soutenu.

Le Sommet aura lieu les 25 et 26 février, à Montréal. L'ASSÉ organise une manifestation pour le deuxième jour. Plusieurs associations ont voté un mandat de grève pour l'occasion.

Québec solidaire, proche de l'ASSÉ, sera de la manifestation, tout en participant au sommet. « Il n'y a aucune contradiction », a dit la députée François David.

Selon elle, « le gouvernement du Québec est le principal responsable de ce refus de l'ASSÉ de participer à un sommet où l'organisation a l'impression que les dés sont pipés ». Elle dit « comprendre » le choix de l'ASSÉ. Elle reproche au gouvernement d'avoir écarté la gratuité scolaire.

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