Le SFPQ réclame une commission d'enquête sur les contrats d'informatique

La collusion et la corruption pourraient expliquer les importants dépassements... (Archives La Tribune)

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(QUÉBEC) La collusion et la corruption pourraient expliquer les importants dépassements de coûts des contrats d'informatique alloués par le gouvernement, selon le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ). Il demande une commission d'enquête publique.

«On ne dit pas qu'il y a de la collusion. On veut le vérifier», précise sa présidente, Lucie Martineau. Elle explique qu'on trouve en informatique les mêmes «ingrédients» que ceux qui ont pourri l'industrie de la construction: explosion du coût des travaux, concurrence limitée ou nulle et dépendance du gouvernement envers les firmes privées.

En 2009-2010 et 2010-2011, la valeur des contrats d'informatique s'élevait à 1 milliard de dollars. Près de la moitié (46%) a été obtenue par trois firmes: le Groupe LGS, CGI et DMR (division de Fujitsu).

Le président du Conseil du Trésor, Stéphane Bédard, a déjà promis d'améliorer les processus. Mais il ne veut pas ouvrir une nouvelle commission d'enquête ni alourdir le mandat actuel de la commission Charbonneau.

En novembre dernier, le vérificateur général avait dénoncé la gestion que fait Québec de ses contrats d'informatique: plus de la moitié d'entre eux sont accordés à des firmes privées. La proportion est de 8 à 35% dans les autres États, selon lui.

Le vérificateur a examiné 38 contrats, d'une valeur de 271 millions de dollars. Dans 37 cas, la définition des besoins et l'estimation des coûts étaient mal documentées ou carrément absentes. Dans près de la moitié des cas, il n'y avait qu'un soumissionnaire. Et dans 36 des 38 cas, le comité d'évaluation n'était pas neutre. Dans près du quart des cas examinés, le coût du contrat dépassait la soumission.

Ce n'est pas la première fois que le vérificateur général sonne l'alarme. En mai 2011, il avait déclaré que deux projets sur trois ne respectaient pas un des trois «paramètres initiaux, soit les coûts, l'échéancier ou la portée». Dans la moitié des cas, il n'y avait même pas de «dossier d'affaires», avait-il relevé

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