Le PQ refuse d'annuler la commission parlementaire sur Daniel Breton

Daniel Breton lors de sa démission.... (Photo La Presse Canadienne)

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Daniel Breton lors de sa démission.

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(Québec) Afin d'embarrasser les libéraux, les péquistes embarrassent un des leurs. Le Parti québécois a refusé mardi d'annuler la commission parlementaire qui doit enquêter sur la visite controversée qu'a faite Daniel Breton le 24 octobre au Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE).

La Coalition avenir Québec (CAQ) a proposé lundi d'abandonner la démarche. Le PQ avait donc assez de votes pour le faire, mais il refusé. Il a préféré reporter l'audience à «une date ultérieure».

«J'aurais pu clore le débat en présentant une motion pour demander à l'Assemblée nationale de reconsidérer sa motion originale. Les caquistes auraient voté pour», a reconnu le péquiste Scott McKay. Québec solidaire, qui a déjà qualifié la démarche de «perte de temps», aurait aussi appuyé le parti gouvernemental.

Pourquoi avoir refusé? «On n'a pas choisi cette option parce qu'on pense que les libéraux vont s'empêtrer dans cet espèce de débat. Leur acharnement thérapeutique sur Daniel Breton dégoûte bon nombre de Québécois. C'est en train de se revirer contre eux», a-t-il expliqué.

Selon un reportage du Journal de Québec qui s'appuyait sur des sources anonymes, M. Breton aurait rencontré à huis clos les commissaires du BAPE et les aurait prévenus qu'il les appellerait personnellement si une décision le mécontentait. Or, le BAPE est un organisme indépendant. Les libéraux ont crié à l'ingérence. Avec la CAQ, ils avaient adopté une motion qui contraignait M. Breton à s'expliquer en commission parlementaire, une procédure rare. M. Breton a depuis démissionné.

Grâce à la motion du PQ mardi, la commission pourrait commencer au début 2013 à entendre des membres du BAPE pour ressasser cette histoire. La motion exigeait que le ministre - sans le nommer - comparaisse. Le successeur de M. Breton, Yves-François Blanchet, pourrait donc devoir répondre aux questions des parlementaires, même s'il n'a rien à voir avec cette histoire. «On laisse rouler la balle et si on s'aperçoit que ça devient trop ridicule, on aura toujours la possibilité de faire arrêter cela», a expliqué M. McKay.

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