Droits de scolarité: Couillard plaide pour l'indexation comme plancher

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Le gouvernement de Jean Charest a décidé d'augmenter les droits de scolarité de 1625 dollars en cinq ans, une hausse décriée par des dizaines de milliers d'étudiants. »

(QUÉBEC) L'indexation des droits de scolarité devrait être le minimum envisagé, croit Philippe Couillard. «C'est le plancher», a soutenu le candidat à la direction du Parti libéral (PLQ), en entrevue avec La Presse.

M. Couillard poursuit cette semaine sa tournée dans le Bas-Saint-Laurent. Il assure qu'il appuyait la hausse annoncée par le précédent gouvernement libéral. «Mais l'horloge a été remise à zéro», a-t-il rappelé. Il juge légitime que toutes les options soient débattues l'hiver prochain au sommet sur l'éducation supérieure. Mais l'indexation constitue un plancher pour lui. Et elle aurait dû être appliquée plus tôt. «Le gel n'est jamais une politique tarifaire acceptable. Si on avait indexé les frais depuis 1995, aurions-nous vécu la même crise au printemps dernier? Quand on annonce un gel, on annonce une crise à venir», lance-t-il.

Avant d'établir les droits de scolarité, l'ex-ministre de la Santé croit qu'il faut d'abord se pencher sur le financement des universités. Il ne doute pas qu'elles soient sous-financées. «Certaines études qui ont circulé récemment sont très imparfaites, souligne-t-il. On a utilisé les fonds de recherche dans le calcul du financement des universités. Ça ne permet pas une comparaison appropriée.» Et l'objectif n'est pas seulement de régler le sous financement, poursuit-il. Ce serait de «rendre nos universités compétitives au niveau mondial».

Une fois qu'on aura déterminé ce niveau de financement, on pourra décider de la facture à refiler aux étudiants, conclut-il.

Budget: stimuler les PME

M. Couillard se rallie aux demandes budgétaires de ses collègues du PLQ, dont celles d'un de ses deux rivaux dans la course à la direction, Raymond Bachand. Le gouvernement péquiste doit selon lui notamment maintenir le Fonds des générations pour rembourser la dette et renoncer à hausser le taux d'imposition des contribuables qui gagnent plus de 100 000 dollars.

Pour rendre la taxe santé plus progressive, le ministre des Finances, Nicolas Marceau, veut porter à 49,9% le taux combiné d'imposition pour ces contribuables plus fortunés. En comparaison, le taux est de 49,5% en Ontario.

M. Couillard laisse même entendre qu'il pourrait infirmer ou modifier cette décision s'il était porté au pouvoir. «Il faut rester fermement, pas marginalement, sous la barre des 50% d'imposition pour les hauts revenus», a-t-il indiqué. Et il serait en faveur d'une «action» en ce sens, a-t-il avancé, sans vouloir se compromettre davantage. «Je n'aurais aucune difficulté à expliquer aux Québécois que c'est une illusion de penser que de taxer la petite quantité de personnes à haut revenu aurait un effet bénéfique sur l'économie. C'est plutôt le contraire», a-t-il expliqué.

Le PQ «doit tendre la main»

La crise de confiance envers la classe politique devrait aussi faire reculer le ministre Marceau, estime-t-il. «Nous vivons dans un climat de diminution du lien de confiance entre les élus et les citoyens. Cela devrait inciter le gouvernement à faire les efforts budgétaires dans la colonne des dépenses, et non dans les revenus (avec les taxes et impôts).»

M. Couillard demande en outre au gouvernement péquiste d'être conciliant. «Dans sa réflexion, le gouvernement doit comprendre qu'il est minoritaire. Il doit tendre la main à l'opposition et s'inspirer des meilleures idées disponibles.»

Aux demandes de ses collègues libéraux, M. Couillard dit vouloir ajouter «un souci particulier» pour les PME et le secteur manufacturier, qui sont responsables de la majorité de la création d'emplois. «Ce secteur est en voie de renaître en Amérique du Nord. Mais il a des difficultés, entre autres à cause de la hausse du dollar. On pourrait contribuer à sa relance avec des mesures fiscales pour le rendre plus compétitif. Le gouvernement semble vouloir régler un problème de comptabilité publique, mais je ne vois pas de stratégie de croissance économique derrière.»

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