Budget Marceau: l'opposition pose ses conditions

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(QUÉBEC) À moins d'une semaine du budget Marceau, l'impasse se confirme. L'opposition a posé ses conditions mardi pour appuyer le budget. Et celles-ci ne correspondent pas à ce que prévoit le gouvernement péquiste.

Le Parti libéral (PLQ) et la Coalition avenir Québec (CAQ) ont rencontré le ministre des Finances, Nicolas Marceau. Ils demandent que Québec retrouve l'équilibre budgétaire en 2013-2014, ce que M. Marceau promet. Mais il doit le faire sans hausser les impôts, a prévenu Raymond Bachand, porte-parole du PLQ en matière de finances. «Il est inconcevable d'envisager des hausses d'impôt pour qui que ce soit», a renchéri Christian Dubé, porte-parole de la CAQ en matière de finances.

Or, pour rendre la taxe santé plus progressive, M. Marceau veut augmenter l'impôt des contribuables qui gagnent plus de 100 000$. M. Marceau a déjà proposé un compromis, selon lequel il renonce aux hausses d'impôt sur le capital et le dividende. Il n'entend pas aller plus loin.

Si cela se confirme dans le budget du 20 novembre, tous les députés de la CAQ voteront contre, a répété le chef François Legault hier. Il forcera ainsi l'opposition libérale à sauver le gouvernement en demandant à la majorité de ses députés de ne pas se présenter au vote.

Plusieurs autres demandes

M. Bachand annonce qu'il sera en chambre pour le vote. Même s'il veut lire le budget avant de se prononcer, il ne s'attend pas à pouvoir voter pour celui-ci. Parmi les autres demandes du PLQ pour le budget: abandonner les promesses «électoralistes» de geler les droits de scolarité ainsi que les tarifs d'électricité et des services de garde. Aussi, adopter un plan de création d'emplois, et un plan pour que la dette passe de 55% à 45% du PIB d'ici 2025. Le Fonds des générations devrait être maintenu, insiste M. Bachand. Autre demande: éviter de sous-financer les infrastructures pour réduire la dette. Hier, La Presse a révélé que le gouvernement Marois reportera des dizaines de projets de construction des ministères des Transports, de la Santé et de l'Éducation. Ce ne sont pas toutes des conditions sine qua non, a précisé M. Bachand. Il promet de juger le budget dans son ensemble.

Quant à la CAQ, elle offre son appui en échange de quatre conditions non négociables. En plus du gel des taux d'imposition et du retour à l'équilibre budgétaire, elle veut que M. Marceau abolisse la taxe santé d'ici deux ans et crée un «plan crédible avec des mesures concrètes pour relancer l'économie du Québec».

Pour financer ce plan, MM. Legault et Dubé demandent au ministre de s'inspirer de leur programme électoral, qui prévoyait 2,1 milliards de compressions, entre autres dans les dépenses publiques, notamment à Hydro-Québec, dans les commissions scolaires et les agences de santé.

Les deux députés de Québec solidaire présentent des demandes contraires au ministre des Finances. Amir Khadir et Françoise David proposent de hausser les redevances sur l'eau pour générer 320 millions de plus par année. Ils veulent aussi que M. Marceau respecte son engagement électoral - farouchement dénoncé par le PLQ et la CAQ - d'augmenter l'impôt sur le gain en capital et le dividende, afin d'amasser 255 millions par année.

En échange, ils souhaitent améliorer le pouvoir d'achat des plus démunis. Les «solidaires» ajouteraient 540 millions par année pour augmenter les prestations sociales. Elles passeraient ainsi de 589 à 693$ par mois pour les personnes seules considérées aptes au travail. Les pensions alimentaires ne seraient plus considérées comme un revenu dans le calcul de l'aide sociale, l'aide juridique ou l'aide financière aux études. Cela coûterait 45 millions par année.

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