Mulcair ferme la porte à une aile québécoise du NPD

Avec l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement minoritaire à... (Photo: Robert Skinner, La Presse)

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Avec l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement minoritaire à l'Assemblée nationale, Thomas Mulcair a jugé «impossible» de bâtir une équipe du NPD au Québec, puisque des élections pourraient avoir lieu «dans huit, dix ou douze mois».

Photo: Robert Skinner, La Presse

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Après avoir lui-même lancé l'idée il y a trois mois, Thomas Mulcair a fermé complètement la porte à la création d'une filiale provinciale du Nouveau Parti démocratique (NPD), dimanche.

«C'est une demande qui venait de la base militante, mais ce serait une erreur de se diviser à ce stade-ci», a reconnu le chef du NPD lors de son passage au congrès bisannuel de la section québécoise de la formation, qui se poursuivait aujourd'hui à Montréal.

Avec l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement minoritaire à l'Assemblée nationale, M. Mulcair a ajouté qu'il est «impossible» de bâtir une équipe du NPD au Québec, puisque des élections pourraient avoir lieu «dans huit, dix ou douze mois».

«Jack (Layton) et moi, on a sillonné le Québec, on a travaillé d'arrache-pied sans arrêt pour construire ce qu'on a réussi en 2011. On ne peut pas commencer à diviser nos forces pour la prochaine campagne provinciale.»

Thomas Mulcair veut plutôt consacrer toute son énergie à vaincre le premier ministre Stephen Harper aux prochaines élections fédérales, en 2015.

Pas d'effet Trudeau pour Mulcair

Selon le chef du NPD, le Parti conservateur de Stephen Harper sera son seul adversaire au prochain scrutin.

Après des résultats plutôt décevants en 2011, le Parti libéral du Canada (PLC) ne saura se relever, et ce, malgré la course à la chefferie, a ajouté un Thomas Mulcair confiant.

«En politique, il y a des cycles. J'ai pu en parler avec mes députés (...) et je les ai prévenus qu'il allait y avoir un cycle cette année avec l'autre parti (le PLC). Mais n'oubliez pas que celui ou celle qui sera éventuellement choisi chef du Parti libéral deviendra le septième chef en neuf ans. Ils ont donc pas mal de choses à organiser.»

Il ne croit pas non plus à l'«effet Justin Trudeau». Il lui souhaite une bonne campagne, mais est persuadé d'avoir l'appui de la majorité des Canadiens. «Je travaillais beaucoup avec Jack et je le taquinais en lui disant: "Jack, il ne faut pas juste que tu cherches des candidats, tu es obligé de les courtiser".»




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